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9 trucs pour éviter les pièges du travail à la maison

Le CIRB a mis en place au début de cette année un projet pilote de télétravail en comprenant finalement que travailler depuis la maison n’est pas une simple option mais bien un moyen de rester productif, aussi bien en tant qu’individu que membre d’une équipe.
Cependant, tout n’est pas si simple et quelques pièges peuvent s’ouvrir sous les pieds des télétravailleurs. Voici les 9 pièges les plus courants et comment les éviter.

1. EVITER LES DISTRACTIONS

A la maison, les distractions sont nombreuses, de toutes formes et tentantes : télévision, famille, shopping… ou son lit ! Bien qu’il soit tentant de travailler depuis son lit, on peut s’attendre à piquer du nez à tout moment et à se réveiller en retard sur son horaire ! Il est donc nécessaire d’apprendre à éviter les distractions ou au moins à les encadrer.

2. SAVOIR S’ARRÊTER

Pour tout employé motivé, c’est probablement le piège le plus tentant. La facilité de l’environnement de travail peut, en effet, inciter à ne pas savoir quand s’arrêter et il n’est pas rare que le soir, le travail devienne plus important que sa famille ou soi-même. Pour éviter ce piège, il est important de bien connaître les tâches qui doivent être effectuées en un jour. Une fois terminées, il est impératif de sortir de son « bureau mental ». En continuant malgré tout, le risque est de rendre encore plus floues les limites entre loisir et travail.

3. SÉPARER LE BUREAU DU RESTE DE LA MAISON

C’est avant tout une astuce mentale mais d’importance capitale. Une séparation claire entre le bureau physique et la maison doit vous éviter de vous sentir toujours "comme au travail" ! Il n’est pas donné à tout le monde de disposer d’un bureau dédié cependant, travailler dans une zone aménagée, même ponctuellement vous permettra de tirer un trait serein sur votre journée de travail.

4. RESTER SOCIALISÉ

L’appel de l’isolation est parfois très fort lorsqu’il s’agit de sérénité et de concentration. Le problème est que lorsqu’on travaille seul, il devient facile de perdre la connexion avec ses collègues, ce qui devient par la suite la norme. Il faut s’assurer de rester connecté avec ses collègues (et pas seulement à travers Facebook) ; un visage ou une oreille attentive permettent souvent de conserver un aspect relationnel important et nous éviter de se transformer en ermite bougon !

5. METTRE EN PLACE UN HORAIRE FLEXIBLE…

Nous avons tous entendu ce conseil : il faut travailler à la maison dans les mêmes heures qu’au bureau. Mais dans la pratique, c’est autre chose car le principe même du télétravail est la flexibilité ! Imaginez un instant la facilité avec laquelle vous pouvez effectuer quelques tâches personnelles : récupérer un colis postal, effectuer un achat rapide ou simplement donner un coup de main à votre conjointe. Pour cette dernière, oseriez-vous refuser en signalant que « vous êtes au travail » ? J’en doute… Donc en résumé, aussi longtemps que l’on peut atteindre ses buts quotidiens, la flexibilité reste de mise, au risque de perdre un avantage majeur du télétravail.

6.  …MAIS PAS UNIQUEMENT À SON PROPRE AVANTAGE

Comme expliqué ci-dessus, la flexibilité reste un avantage majeur du télétravail mais ça n’est pas une raison pour qu’elle prenne le dessus sur le travailleur. Ca ne signifie pas pour autant qu’il faille (s’)imposer une dictature du « non », mais bien une remise en question à chaque fin de journée : « Ai-je bien terminé toutes les tâches que je me suis assignées ? Et si non, pourquoi ? ». Si les retards sont effectivement causés par des distractions ou perturbations dues à l’environnement proche, il est temps de poser des limites.

7. S’HABILLER COMME AU TRAVAIL

L’adage dit « Un vêtement pour chaque occasion » ! Pour certains télétravailleurs, il n’est pas difficile de passer sa journée à travailler en pyjama ou en training. Mais attention : plus longtemps vous resterez dans cette tenue, plus il deviendra difficile de reprendre son costume de travailleur le moment venu. Dans les faits, si vous avez besoin d’une routine, réveillez-vous à heure fixe, prenez une douche, habillez-vous et rentrez dans votre bureau mental paré de vos pantoufles les plus confortables et votre plus bel habit du vendredi !

8. RESTER PRUDENT AVEC LA SÉCURITÉ

Difficile à satisfaire… Quand on travaille au bureau, c’est la société qui est responsable de la sécurité des données. Mais est-ce le cas depuis la maison ? Non. Il est donc important de prendre certaines précautions, surtout si on travaille avec des données sensibles. Il ne suffit pas juste de compter sur son firewall, son routeur ou son fournisseur d’accès. Il faut avant tout laisser les données confidentielles déconnectées et, si nécessaire, les encrypter pour éviter les yeux un peu trop curieux.

9.  UTILISER L’ÉQUIPEMENT ADÉQUAT

Tout le monde ne dispose pas d’un environnement IT à la maison. Au minimum, un ordinateur portable mis à disposition, une imprimante et ses cartouches bien remplies ! Une connexion haut débit, un firewall et un VPN testé et fonctionnel sont aussi un must. Un GSM complètement chargé (en électricité et en contacts) ainsi qu’un carnet de notes ne sont pas de trop.
 

Woon ik in een intelligente stad?

Als uitgeweken strop en vandaag overtuigd ketje ben ik vanmorgen het bed uitgeduikeld met de vraag: woon ik wel in een intelligente stad?

Gent staat immers al jaren op de kaart als smart city en zijn burgemeester is nu ook recent tot tweede beste burgervader ter wereld verkozen. Was het wel een smart beslissing er te vertrekken? Dus wou ik wel eens weten of ik in Brussel wel even goed in de watten word gelegd wanneer het aankomt op intelligente (overheids)diensten. Ik moet toegeven we worden tegenwoordig om de oren geslagen met smart city initiatieven nationaal en internationaal. Maar is Brussel effectief wel zo intelligent als het beweert en waar kan de stad/het gewest gerust nog een tandje bijsteken...

Een pseudo-intelligent elektronisch loket

Voor mijn administratieve contacten met mijn gemeente is er IRISbox, het elektronisch loket van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest maar het document wordt me op papier met de post opgestuurd enkele dagen later. Toch maar even in het gemeentehuis binnenspringen? Niet bijster smart dus, ondanks het intelligente gebruik van de e-ID op www.irisbox.be.

Fix my Street, smart gaten dichten

Als burger erger ik me vaak aan de losliggende kasseistenen. In Brussel is dat een echte plaag. Met Fix my Street, een uivinding van het Centrum voor Informatica voor het Brusselse Gewest voor rekening van Mobiel Brussel, geef ik onmiddellijk door aan de juiste instantie waar het euvel zich voordoet. Een team Bob de Bouwers komt het gat binnen de kortste keren dichten.

Intelligente videobewaking

Binnen een aantal maanden worden alle videocamera's van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest intelligent op mekaar aangesloten. Dat was nodig. Smarter wordt het beveiligen van de publieke ruimte immers niet. In de beroerde tijden waarin we leven, eigenlijk best wel een geruststellende gedachte. Big Brother voor het goede doel zeg maar. En onder parlementaire controle, dus netjes binnen de lijntjes van de wet.

Overal snugger het web op

Smart is natuurlijk ook de burger overal gratis wifi aan te bieden. Vandaag hinkt Brussel nog wat achterop want veel gratis wifi is vandaag niet echt beschikbaar, daar waar een stad als Valletta, Malta de bezoekers en burgers quasi overal trakteert op « free wifi ». Kan slimmer dus.

Of alles morgen in de handen van de burger ligt (Betterstreet) of van gehaaide Amerikaanse bedrijven als Über, die een hele sector dwingen hard na te denken over hun businessmodel of te verdwijnen...

Eén ding is zeker: Brussel moet slimmer en daar wil het CIBG alvast de komende jaren meer dan één duit in het zakje voor te doen.

 

Tony De Coux
Een slimme communication manager of course

P.S. Binnenkort vindt u alle Brusselse en internationale smart initiatieven handig op 1 stek. Hou ons in de gaten!

LEÇON DE FRANÇAIS

A l’ère de l’infonuagique (1), notre boîte à courriel (2) est toujours envahie par des pourriels (3) envoyés par des polluposteurs (4) sans scrupules, quand ce ne sont pas des tentatives, plus ou moins habiles, de hameçonnage (5).

Il n’y pas plus moyen de clavarder (6) tranquillement sans être inondé de demandes de poupées exotiques, qui ne nous veulent que du bien, et qui ponctuent tous leurs messages de frimousses (7) cabalistiques.

On ne peut même plus faire confiance à notre fureteur (8) favori, puisqu’il est sous la menace permanente d’espiogiciels (9) qui aimeraient bien connaître la couleur de nos chaussettes, qu’il nous demande constamment de mettre à jour ses modules enfichables (10) et que chaque jour s’affiche un message pour nous expliquer que le site consulté utilise des témoins de connexion (11) et que de toute manière si on ne veut pas, c’est tant pis pour toi !

Les programmes de baladodiffusion (12) sont envahis par la publicité qui nous explique qu’en payant, on entend beaucoup mieux; nos terminaux mobiles de poche (13) sont eux aussi victimes d’attaques insidieuses de fouineurs (14) prêts à s’emparer de notre carnet d’adresses pour le revendre  au plus offrant.
C’est alors que commence la valse des centres d’appels qui essayent de nous refiler un truc dont nous n’avons, mais alors pas du tout besoin, à un prix qu’on ne fait qu’une fois par siècle et rien que pour nous, bien entendu !

- Allo … Bonjour Monsieur CÔÔppens (bruit indescriptible et insupportable sur la ligne... Mais t'appelles en analogique depuis le fin fond d’un obscur kabberdouch ou quoi ?) Je ne vous dérange pas ?
- Ben si !
- Je m’appelle … … (nom incompréhensible) et je vous appelle de la part de la société AuBataillon (inconnue …) (15)
(Ah! Tu vends des salades avec un port USB!)
- Alleï fieu, la tu vois j’étais peinard, je réparais ma mobylette (Ah ! on l’a déjà faite, celle-là).
- Oui mais, Monsieur CÔÔppens, c’est pour un cadeau gratuit sans engagement …
- Ecoute menneke, arrête un peu de babbeler et surtout de me prendre pour un snul !
- ????
- Mais, Monsieur CÔÔppens, ça ne vous intéresse pas … c’est gratuit …
- Je sais tu l’as déjà dit, tu commences à radoter ! Astâblêêf...
- Mais … euhhh...
- Bon c’est pas que je m’ennuie mais mon stoemp refroidit et j’ai autre chose à faire que de t’entendre broubbeler des ziverderââ ! Alleï, salu en de kost !
- Nè ara !

Bref, je me suis inscrit sur https://www.ne-m-appelez-plus.be/ pour espérer être plus ou moins tranquille !


(1) Cloud Computing
(2) Mailbox
(3) SPAM
(4) Spammer
(5) Pishing
(6) Chatter
(7) Smiley
(8) Web Browser
(9) Spyware
(10) Plugins
(11) Cookie
(12) Streaming
(13) Smartphone
(14) Hacker
(15) Je vous laisse réfléchir quelques minutes ;-)

Maken we ons te veel zorgen over onveilige apps voor mobiles?

Sedert begin februari werd de nieuwe Outlook app voor iOS en Android aangekondigd als mogelijk één van de beste email apps momenteel beschikbaar.
Iedereen moet zich ondertussen bewust zijn dat achter veel applicaties voor mobiles een enorme marketing machine schuilgaat die het vaak niet zo nauw neemt met veiligheid en privacy.
We denken maar aan sommige bekende Sociale Media sites die hierdoor onder vuur komen te liggen.
De redenen waarom apps gratis aangeboden worden kunnen nobel zijn maar te vaak zit er onder het gras wel een addertje… of zelf meerdere addertjes!
De Outlook app is hier ook geen uitzondering en sluit zich aan in de rij van vele andere apps die al dan niet intentioneel zogenaamde “bugs” bevatten.
Paswoorden, contact gegevens, mails en andere persoonlijke gegevens dienen vooral door een provider zorgvuldig en veilig behandeld te worden. Gemak in gebruik mag niet ten koste gaan van confidentialiteit.
Veel bedrijven en organisaties hebben zich ondertussen uitgesproken tegen deze Outlook app. Sommige zoals het Europees Parlement hebben het gebruik ervan zelfs intern verboden.
Essentieel gaat hier eigenlijk niet om Outlook dat door zijn bekendheid uiteraard veel wind vangt. Door de overvloed en zelfs wildgroei aan apps voor mobiles worden vaak enkel de bekende spelers beoordeeld en mogelijk veroordeeld worden.
Wie ziet door de bomen het bos nog? De bewuste gebruiker zal zich informeren, voor- en nadelen tegenover elkaar afwegen en oordelen.

Think Safe!

Dessine-moi un serveur !

+ Bonjour Monsieur, je viens voir si tu pourrais me fabriquer un serveur?

- Bien sûr, mais c'est pour faire quoi, ton serveur?

+ Oh ben, c'est facile, je gère des dossiers et je voudrais qu'ils soient centralisés quelque part.

- Centralisés pour toi ou pour tout le monde?

+ Centralisés pour tout le monde, bien entendu, mais attention car c'est confidentiel et il faudrait qu'ils soient accessibles quand je vais en voyage, car je veux rester disponible à tout moment.

- Et tu veux t'y connecter comment ??

+ Oh, cela n'a pas d'importance mais j'ai un pc Windows au bureau, un IPad dans mon sac, mon Blackberry en poche et je voudrais que ce soit synchronisé.

- Et quel type de données va contenir ce serveur ?

+ Eh bien, mes documents Word et Excel, et puis les plans Autocad que mon équipe dessine et que je montre à mes clients, et les fiches de projets avec leur historique que je dois pouvoir adapter de partout car il faut que mon business fonctionne en permanence.

- Et tu as une idée du nombre de documents par dossier et du nombre de dossiers ?

+ Pas grand chose, une centaine de documents Word entre 100 et 500 pages chacun car on y met beaucoup d'illustrations, une centaine de plans car nous gardons toutes les versions pour l'historique. Ah oui : l'historique, je le garde ....10 ans, et pour le nombre de dossiers .... Allo Arthur ? .... 478 cette année !

- Et tu as une idée sur la manière de faire, sur le type de serveur ?

+ Ah non, cela ne m'intéresse pas, mais mon petit frère a fait un site comme cela pour son association d'étudiants et c'est bien, il est fait en Drupress et c'est cela que je veux car c'est facile à utiliser.

- Oui, mais je ne suis pas sûr .....

+ Non, j'ai décidé que c'était du Drupress et je ne changerai pas !!!

- Bon, je vais écrire la documentation et puis on en rediscute dans quinze jours.

+ Noooon, tous ces concepts abstraits ne m'intéressent pas, il faut aller vite car je n'ai pas le temps et puis je te l'ai dit : je sais ce qu'il me faut et c'est très important.

- Bon, je vais donc te faire un serveur Drupress pour quelques millions de documents que tu garderas pendant 10 ans. Mais tu sais, je ne suis pas certain que ce sera ce que tu espères...

 

+ Dis, Monsieur..... Pourquoi il fonctionne pas, mon serveur?

Mons 2015, where technology meets culture

Une fois n’est pas coutume, je vous emmène aujourd’hui en dehors de la Région bruxelloise. Car, à moins d’être parti six mois à Prainha ou à Behchokǫ̀, il est impossible de ne pas avoir entendu parler de Mons 2015, tant le battage médiatique a été intense ces dernières semaines.
A l’heure où les Montois et leurs invités se remettent à peine de la fête inaugurale de ce samedi 24 janvier, il m’a paru intéressant de vous faire découvrir cet événement culturel au travers du prisme de la technologie et de l’innovation. En effet, le thème choisi par Mons comme fil conducteur de Mons 2015 est « Where technology meets culture ».

Métamorphoser une région

La région de Mons a été très durement touchée par les fermetures des charbonnages dans les années 60 et force est de constater que les effets d’un réel redéploiement économique se font encore attendre. Le projet de Mons 2015, initié en 2003, a donc aussi pour ambition de favoriser la métamorphose de cette région.

Cette métamorphose passe évidemment par la création ou la rénovation de lieux dédiés à la culture dans et autour de Mons, mais aussi d’édifices architecturalement intéressants. Ces dernières années ont été marquées par de nombreux chantiers qui ont souvent ennuyé les riverains mais qui portent aujourd’hui leurs fruits (Beaux-Arts Mons, le Manège, la rénovation des Anciens Abattoirs, etc.).
Ville médiévale par excellence, Mons se dote aujourd’hui de constructions résolument contemporaines tournées vers l’avenir. Le MICX, nouveau centre de congrès, en fait certainement partie.

Favoriser le redéploiement économique

Cette métamorphose passe aussi par la redynamisation du tissu économique. Un business club (Mons 2015 Entreprise) a été créé en 2012 avec la volonté de fédérer les forces économiques de la région autour de la Capitale européenne de la Culture. Ce business club est aujourd’hui présidé par Eric Domb, Directeur du Parc Pairi Daiza.
La ville essaye plus particulièrement de créer un pôle orienté technologie et innovation. Tout le monde sait évidemment que Google y a investi 450 millions pour la création de l’un de ses data centers. Le projet est connu car il concerne le leader mondial du web. Mais d’autres projets existent. Citons, par exemple, I-MOVIX. Implantée dans le Parc Initialis à Mons, cette entreprise est considérée comme l'un des leaders mondiaux des solutions de ralenti extrême utilisées lors des retransmissions sportives.
Au total, plus d’une centaine d’entreprises sont actives dans l’innovation digitale et emploient un bon millier de personnes.

Réseauter pour innover

Mons fut aussi une des premières villes, avant Bruxelles, à accueillir un MIC (Microsoft Innovation Center). Cette asbl, issue d’un partenariat entre le public  (Région Wallonne) et le privé (Microsoft, HP et VOO) a pour objectif d’encourager le développement d’entreprises wallonnes dans le secteur IT. Tous les mois, le MIC accueille les développeurs pour une soirée de conférences et de réseautage. La prochaine aura lieu le 2 février, avec l'intervention de Steve Degosserie (@stiiifff) qui parlera de WebApi et d'authentification. Une causerie qui pourrait bien nous intéresser dans le cadre des projets ISR et Open Data.
Le Mundaneum est un autre lieu de rencontres axé sur la technologie. Historiquement, le Mundaneum est un centre de documentation créé à Bruxelles par Paul Otlet et Henri La Fontaine. « Le Mundaneum avait pour but de réunir dans un même lieu toutes les connaissances du monde et ce, sous toutes ses formes (livres, affiches, journaux venant du monde entier...) dans un gigantesque et novateur Répertoire bibliographique universel, que l'on peut considérer comme un ancêtre de Google à l'époque du papier (Wikipedia). Installé à Mons depuis 1993, le Mundaneum est aujourd’hui en pleine rénovation et ouvrira ses portes en juin dans le cadre de Mons 2015. On y organise de nombreuses conférences.
Lors de sa réouverture, l’exposition « Mapping Knowledge - Comprendre le monde par les données » proposera un voyage interactif au cœur de l’univers de l’information. Le Big Data y sera plus que probablement abordé.

Former nos jeunes

Le redéploiement d’une région passe aussi par la formation des jeunes. Je citerai ici trois exemples touchant des publics différents dans des contextes variés. Pour les plus jeunes, le PASS (Parc d’Aventures Scientifiques) est un musée original qui invite à comprendre les sciences et les technologies en s’amusant. Un atelier propose, par exemple, aux jeunes enfants de la 2ème maternelle à la 2ème primaire de se plonger dans le monde de la programmation des robots.  Le PASS est aussi partenaire de Mons 2015.
En 2007, l’Université de Mons a lancé le projet Numediart (Institute for New Media Art Technology). L’Institut a pour mission d’assurer des activités de formation et de recherche dans le domaine des technologies des arts numériques (traitement du son, de l’image, de la vidéo, des gestes et des bio-signaux pour les applications où l’interaction homme-machine vise à faire naître l’émotion). Pour les adultes, le centre Technocité offre un catalogue de 480 formations dans le domaine de l’IT.

Venez !

Les 300 activités proposées par Mons 2015 sont reprises sur leur site (http://www.mons2015.eu/fr) et une page y est plus particulièrement consacrée à la cinquantaine d’activités tournant autour du numérique.  Si jamais vous décidez de venir, n’oubliez pas de préparer votre visite (http://www.visitmons.be/) et de télécharger l’application mobile sur Google Play ou sur l’App Store !
Et puis surtout, consultez le site de Mons Street Review, une version complètement décalée et déjantée de Google Street View. Bon amusement !
 

Beschikbaarheid van onze diensten aan 99,54% in 2014!

BSM

Sinds enkele jaren beschikt het CIBG over een Business Service Monitoring (BSM) omgeving waarmee het de status van zijn diensten en zijn infrastructuur in het datacenter opvolgt. Naast deze permanente screening en alerting worden er ook gegevens gehistoriseerd omtrent de beschikbaarheid en de performantie van de diensten, die in maandelijkse rapporten worden verwerkt. In deze bijdrage gaan de gegevens over de meting van de status van diensten in hun geheel en niet over de meting van de individuele componenten die onder deze diensten draaien.
Beide concepten moeten juist begrepen worden, zeker omdat ze in de literatuur op nogal wat verschillende manieren worden beschreven. De benadering van het CIBG ligt redelijk dicht bij de definitie van ITIL van “Service Availability” als zijnde de beschikbaarheid van IT diensten tegenover de beschikbaarheid die in SLA’s en OLA’s werd overeengekomen.

Beschikbaarheid

In de dienstbeschrijvingen van het CIBG wordt beschikbaarheid omschreven als een technische meting die aangeeft dat een dienst “up and running” is. De test bestaat erin periodiek te testen of de overeenkomstige URL van een dienst juiste informatie weergeeft en geen foutpagina. Het maandelijks percentage is vervolgens een deling van het aantal testen zonder fouten tegenover het absolute aantal testen.
Toegepast op een lijst van 26 diensten in de catalogus die sinds geruime tijd het onderwerp uitmaakt van een structurele opvolging, geeft dit samengevat de volgende resultaten voor 2014:

    Q1 Q2 Q3 Q4 2014
Gemiddelde 99,44% 99,29% 99,65% 99,80% 99,54%

Dezelfde meting gaf voor 2013 een gemiddeld percentage van 99,48%, wat een lichte verbetering betekent in 2014.

Voor enkele voorname diensten gaf dit het volgende resultaat :

  

Diensten  2014
Alfresco 99,86%
BOS 99,65%
FixMyStreet 99,96%
IRISbox 99,47%
Mail 99,46%
Nova 99,90%
Gewestelijke portaalsite 99,88%

N.B. Deze resultaten zijn gemeten op een 24x7 basis met uitzondering van geplande onderbrekingen en dit tegenover een SLA van 99% tijdens de diensturen.

Performantie

Performantiemeting van IT diensten vanuit een eindgebruikersstandpunt is een ander paar mouwen. Tal van oplossingen bestaan op de markt, maar de meeste beperkingen zich tot een veredelde beschikbaarheidsmeting. In de dienstbeschrijvingen van het CIBG wordt performantie omschreven als een meting van het gebruikscomfort in een reguliere werking. Deze wordt gemeten door het regelmatig uitvoeren van een scenario (via een script) dat typisch is voor een standaard gebruik van de dienst, bijvoorbeeld zich aanmelden in een applicatie, een dossier opzoeken en weergeven. De doorlooptijd van de uitvoering van dit periodiek uitgevoerd script wordt gemeten tegenover een afgesproken drempelwaarde. Het performantiecijfer is vervolgens de deling van het aantal metingen waarvoor de doorlooptijd lager of gelijk aan de drempelwaarde was door het absolute aantal metingen.
Voor nieuw gebouwde applicaties nemen de ontwikkelingsploegen van het CIBG de meetbaarheid van de applicaties mee op, maar voor bestaande applicaties is het technisch een flinke uitdaging om relevante metingen te doen zonder labo-effecten te veroorzaken.
Voor 2014 bestaan er nog geen volledige metingen. Bij wijze van voorbeeld geven we enkele cijfers mee voor november en december 2014 voor enkele diensten:

Diensten Nov Dec
Alfresco 99,95% 98,84%
Gewestelijke portaalsite 98,89% 99,16%
Sincrho 99,82% 99,99%
Trados 98,07%  97,82%

E2E meeting?

Bovenstaande metingen kunnen uiteraard bekritiseerd worden vermits ze qua perimeter beperkt blijven tot het datacenter van het CIBG. Het zijn effectief waarden gemeten “bij het verlaten van de fabriek”. Een zuivere “end user experience” meting of “end-to-end meeting” stoot op verschillende beperkingen, waaronder het gegeven dat het CIBG geen end-to-end controle en ook geen contractuele verantwoordelijkheid heeft over de ganse ketting van de “device” van de eindgebruiker over zijn netwerkverbinding (LAN, Internet, IRISnet) tot op de infrastructuur in het datacenter. Publieke en private Service Providers doen echter niet anders. Ook zij geven een idee van de “exposure” van hun diensten en componenten, los van het gegeven hoe het signaal van de eindgebruiker in het datacenter geraakt.

Laat ons eerlijk zijn …

Statistieken zijn wat ze zijn. Uiteindelijk doet het CIBG al wat nodig en redelijk is om zijn diensten zo goed mogelijk op te bouwen en zo goed mogelijk draaiende te houden. Een tiende percent meer of minder zal op jaarbasis niet veel zeggen aan een klant die een onderbreking van enkele uren tijdens de diensturen heeft ondervonden op zijn instantie, terwijl de instanties van andere klanten wel goed werkten. Een SLA op een dienst die door een overheidsinstantie wordt aangeboden aan een andere overheidsinstantie en die middels gewestelijke financiering slechts gedeeltelijk naar waarde wordt gefactureerd, is bovendien bijzonder relatief. Een goede proactieve monitoring, open communicatie, goede opvolging en regelmatige feedback aan de klanten zijn des te belangrijker om klantentevredenheid te bewerkstellingen en daar gaat het uiteindelijk toch om, niet?

Enseigner le code informatique aux enfants ou opter pour l’école sans technologie ?

Enseigner le code informatique à l’école ? Cette nouvelle revendication se fonde sur l’idée que, pour maîtriser leur environnement numérique et accéder aux emplois de demain, les enfants doivent mettre les mains dans le cambouis informatique. Faut-il, au contraire, suivre l’exemple de certains parents de la Silicon Valley qui inscrivent leurs rejetons dans des écoles… sans technologies ?

A-t-on besoin de savoir ce qui se passe sous le capot de notre voiture pour la conduire ? Oui, diront les nombreux automobilistes arnaqués par leur garagiste. Non, rétorqueront d’autres, sans doute les mêmes qui n’ont jamais vérifié le niveau d’huile de leur moteur et n’y voient aucune utilité. Sans compter ceux qui constatent que, « avec l’électronique, il n’y a de toute façon plus moyen de rien faire ».
La même question se pose en matière d’informatique. Je me souviens du temps où, en secondaire, mon prof de bio tentait de nous inculquer des rudiments de programmation sur un ZX81. Il ne m’en reste en mémoire que cette vague séquence « if » - « then » - « goto ». Je n’ai jamais tenté d’aller plus loin. C’est dire si le cloud computing répond totalement à mes vœux : plus besoin d’aller sous le capot pour mettre à jour mes programmes. Quelle délivrance !

Doutes numériques

Mais, me dira-t-on, c’est précisément le problème : on ne maîtrise plus les machines. On est livré pieds et mains liés à l’arbitraire des informaticiens et de leurs commanditaires. D’où les réticences notamment en matière de vote électronique : on est bien obligé de faire confiance aux résultats produits quasiment en temps réel ou d’accepter d’en revenir au crayon rouge et aux longues files d’attente dans l’isoloir. Aucune solution, en effet, ne me garantira jamais que mon vote a bel et bien été pris en compte. Il restera toujours une part de doute. Ce même doute, en même temps, qui devrait profiter à l’accusé.
Car quitte à douter, pourquoi ne pas appliquer le même scepticisme devant chaque manifestation de la numérisation croissante de nos sociétés ? Au fond, pour ne prendre qu’un exemple, vous recalculez, vous, le décompte des intérêts de votre compte d’épargne sous le prétexte que, comme 7 Belges sur 10, votre confiance en votre banque a fondu comme neige au soleil ?

Code informatique à l’école

Face à cette perte de maîtrise sur notre environnement numérisé, d’aucuns voient dans l’enseignement du code informatique à l’école le salut des futures générations. En France, 87% des parents se déclarent favorables à l’enseignement du code, avec comme motivation première « un meilleur usage personnel des nouvelles technologies, analyse Bruno Vanryb, président et cofondateur d’Avanquest Software. Il y a ensuite un intérêt professionnel : le secteur du numérique est un des secteurs économiques les plus dynamiques… et en manque de personnel qualifié. Il est évident que familiariser les jeunes à ces compétences dès leur plus jeune âge, permettrait leur meilleure insertion professionnelle ».

Faut-il, donc, intégrer du programme dans les programmes ? C’est, déjà, le choix de l’Estonie et de la Grande-Bretagne, ainsi que l’ambition de la France. Ne faut-il y voir qu’une logique utilitariste de l’école ou plutôt un enrichissement des apprentissages ? Cela vaut-il mieux qu’enseigner à nos enfants, plus modestement, à se servir d’un traitement de texte ou d’un tableur, ces outils qu’ils manipuleront tout au long de leur carrière  professionnelle, plus sûrement qu’ils ne deviendront programmeurs ?
Et que penser de ces initiatives visant à se passer de l’apprentissage de l’écriture cursive pour les plus jeunes élèves, à l’instar de ce qui devient une pratique généralisée aux États-Unis et aurait été décidé en Finlande ? Ou plutôt n’aurait pas été décidé, en tout cas pas de manière aussi tranchée. Ce qui nous ramène à une autre éducation, à ce réflexe ô combien salutaire : vérifier l’information et recouper les sources, qui devrait inspirer chacun à tourner sept fois sa main au-dessus de son clavier avant de vitupérer sur les réseaux sociaux la folle inconséquence du monde politique. Car, oui, « les enfants finlandais continueront bien à écrire à la main... » comme, entre autres médias, la RTBF l’a très utilement rappelé.

Les TIC ont-elles leur place à l’école ?

Les TIC, cependant, ont leur place à l’école. Notamment parce que les enfants y trouvent matière à se passionner pour la matière enseignée, ce qui n’est pas une motivation mineure. Un sondage a montré que les élèves français plébiscitent le numérique à l’école : 84% d’entre eux y trouvent un adjuvant à leur participation, 87% à l’efficacité scolaire et 96% à l’attractivité des cours.  De nombreuses études plaident pour intégrer le numérique dans les apprentissages. La pédagogue  américaine Cathy Davidson justifie par exemple d’abandonner la dissertation au profit du blog, ayant observé que les élèves pratiquent davantage le copié-collé dans la première que dans le second !
Si le concept de digital natives est désormais contesté ou relativisé, n’est-il pas étonnant de voir avec quelle facilité les jeunes s’approprient Internet ? En témoigne l’expérience menée, en 1999 déjà, par ce professeur d'informatique à New Delhi, Sugata Mitra, qui lui permit de mettre en lumière l’étonnante capacité d'auto-apprentissage des enfants face à un écran. Sugata Mitra eut en effet l’idée d’enchâsser un ordinateur dans le mur d’un bidonville et fit l’observation que quelques heures suffisent aux enfants pour apprendre à naviguer sur Internet.

Dans la Silicon Vally, exercice de labour dans l’école low-tech Waldorf

Paradoxe : au sein-même de la Silicon Valley, biblique pour les geeks, les parents préféreraient les écoles bannissant la présence de l’informatique, à l’instar de la Waldorf School de Los Altos visitée par le New York Times qui explique : « The school’s chief teaching tools are anything but high-tech: pens and paper, knitting needles and, occasionally, mud. Not a computer to be found. No screens at all. They are not allowed in the classroom. » Et le journaliste Nick Bilton n’a-t-il pas recueilli cette confession de Steve Jobs que « ses enfants n’avaient jamais utilisé l’iPad » ?
Il y a sans doute en cette matière, comme en tant d’autres, un juste milieu à adopter ainsi que, plus fondamentalement, une réponse à trouver à la véritable question que pose l’intégration des TIC à l’école : ne serait-il pas temps, enfin, de redéfinir la pédagogie et le rôle de l’école, indépendamment des outils qu’elle utilise ?

IT is of course still for you

2015

Beste lezer,
Het is die tijd van het jaar dat elektronische wensen uw mailbox overstelpen.
Mea culpa, het CIBG doet hier als Informatica Centrum voor het Brusselse Gewest gretig aan mee. Mijn oprechte excuses hiervoor. Wij mikken op beter eind dit jaar.
Ik heb persoonlijk welgeteld 4 wenskaarten ontvangen. Die van b Post spreekt eigenlijk voor zich. Het bedrijf wenst immers volumes te creëren voor zijn (hulp)postbodes.
Ik wens u één voor één een heerlijk 2015 met veel nieuw elektronisch snoepgoed, leuke nieuwe apps, etc. toe, maar toch af en toe ook een superflitsende papieren publicatie op lekker dik papier gedrukt met een mooie reliëfopdruk en anders dergelijk chics.
b Post zal het zeker beamen, een mooie verzorgde papieren mailing verhoogt de return on investment van directmarketingcampagnes met maar liefst 20 %!
Ik onthoud in elk geval de mooie papieren wensen die ik heb ontvangen meer dan de zoveelste glitterende bal die vanuit Flash mijn scherm afspat en me hoofdpijn bezorgt.

Something else entirely, 2015 wordt het jaar van dé Digitale Conventie. Brussel wordt begin juni voor één dag immers het centrum van « Everything IT » met een schare key notes om uw vingers af te likken en een al even exclusieve gastenlijst. U leest hierover zeker binnenkort meer op deze plek.
Wenst u op de hoogte te worden gehouden van dit niet te missen event, richt dan een mailtje aan communicatie@cibg.irisnet.be. Wij houden u dan verder stipt op de hoogte.
U mag ons op hetzelfde adres ook nog uw wensen sturen tot eind januari. U hebt het vast al begrepen: ik geef de voorkeur aan een originele papieren wens :-).

Comme si la technologie était créatrice de bonheur

Un proverbe danois clame que celui qui ignore que son lit est dur dort bien. Transposé dans le domaine des consommables IT, celui qui ignore qu’un appareil existe se contente de ce qu’il a et ne s’en porte d’ailleurs pas moins bien. Peut-être les agriculteurs d'antan rêvaient-ils d’une machine qui faciliterait leur travail manuel; mais de là à ce qu'ils aient imaginé la moissonneuse batteuse, il y a sans doute de la marge.
Il ne faut pas pour autant être réfractaire aux évolutions technologiques. Mais se poser la question de la présumée valeur ajoutée d’un produit pourrait révéler dans bien des cas qu’en réalité celui-ci n’améliore que de manière marginale voire en rien du tout la vie de ses utilisateurs, et que ses créateurs auraient donc été bien inspirés de ne pas l’imposer à l’humanité.
Entre l’inutile, le futile, le frustrant et le superflu, le bonheur a du mal à trouver sa place. Et pourtant, nous achetons tous, le cœur battant, toute une série de bidules high-tech inventés par des gens bien-pensants, convaincus que leur invention va changer la vie de leurs contemporains. Changer, oui; améliorer, pas sûr. Pour peu qu’un produit soit créé dans une démarche altruiste, franchir le pas de sa commercialisation correspond dans la plupart des cas à une dynamique financière plutôt égoïste. L'Avoir conditionne désormais l'Être, jusqu'à parfois l'éclipser.
Une dépendance croissante à une multitude d’appareils et à leurs usages divers est à l'origine de nouveaux maux identifiés par de clinquants termes savants, tels que la «nomophobie». La satisfaction perçue à l’utilisation de l’un ou l’autre de ces générateurs d'illusions peut être éclipsée par une série d’effets pervers, sources de stress et d’angoisses. «Et si jamais personne ne retweete mon dernier selfie?» Ou encore : «Ils n’ont même pas liké mon dernier post».
La maîtresse absolue de la conscience humaine numérique est l'instantanéité. À tout moment, chacun doit savoir ce que l'on a, où l'on est, ce que l'on y fait, avec qui et comment, le tout photos, vidéos et géolocalisation à l'appui (le pourquoi n'y a par contre pas sa place; il est communément admis que les raisons sont implicites et ne doivent dès lors pas être justifiées). Nos relations doivent y réagir de manière aussi immédiate que possible, au moyen d'un like et agrémenté le cas échéant d'un comment, et impérativement avant l'update suivant, qui rendrait alors décalée, obsolète et honteuse toute réaction tardive à la publication initiale. Le jugement des pairs ne se conçoit qu'accompagné d'enthousiasme et d'admiration béats: un dislike ferait naturellement tache; on est friends ou on ne l'est pas. Une réaction inappropriée ou même une absence de réaction, révélatrice de nonchalance voire d'infidélité, pourra être sanctionnée d'un unfriend ou unfollow, ceci dans le meilleur des cas. Ne pas se conformer aux us et coutumes numériques est synonyme d'anormalité, ce qui légitime alors toutes brimades et humiliations à «l'e-pilori».
Le web et ses espaces sociaux (on dit «social» parce qu’il n’y a pas d’adjectif à «avaloir») forment ainsi le plus formidable réceptacle mondial de néant. Faute de réaliser leur existence dans la vie réelle, des milliards d’individus tentent de pallier leur insignifiance à travers le web en manifestant leur présence sous n’importe quelle forme, pourvu qu'ils aient droit à quelques secondes de nano-gloire universelle.
Sur les réseaux sociaux et les forums, le futile est érigé en religion, le mépris et la haine sont sources de surenchères abjectes, les prêchi-prêchas gnangnans déversent leurs lots de lieux-communs, le tout oscillant entre narcissisme, exhibitionnisme et voyeurisme, entre défouloirs et lynchages virtuels, entre banalités et exploits de basse-cour.
Le web, un outil fondamentalement génial, mais qui, au-delà du pourcentage infime d'outils utiles et d'informations relevantes que l'on peut détecter dans le magma qu'il charrie, ne constitue en aucune façon une source d'épanouissement.

ORBIS… tous les chemins partent de Rome

page d'accueil d'ORBIS

Lorsque la sortie du dessin animé « Le Domaine des dieux », tiré d’un des albums les plus savoureux de la saga d’Astérix le Gaulois et de son compagnons Obélix, a été annoncée, je me suis écrié avec enthousiasme : les revoilà enfin, par Toutatis !

Mais au-delà des aventures de nos deux héros, je retiens une image particulièrement saisissante qui apparaît au début de chaque album. Cette image montre en pleine page une carte de la Gaule transpercée par une enseigne de légionnaire romain. Même si la résistance de quelques irréductibles gaulois a pu contrarier Rome, ce dessin illustre à merveille la mainmise de la cité impériale sur les territoires conquis.

À l’école, on nous avait expliqué que cette conquête ne s’était pas faite de manière désordonnée. Pour illustrer cela, on nous avait parlé des chaussées romaines comme celle qui reliait Bavay à Cologne, en mettant en évidence leur tracé rectiligne. On nous avait précisé que cette chaussée s’inscrivait dans un vaste réseau de communication qui avait permis l’expansion de l’empire. Cependant, à part quelques cartes à très petite échelle qui figuraient dans nos manuels scolaires, je ne me souviens pas d’avoir vu une représentation précise de ce réseau.

Plus tard, avant de devenir géomètre, j’ai appris que les romains avaient perfectionné les techniques d’arpentage pour borner et cadastrer les territoires conquis. Ils mettaient ainsi en œuvre l’adage selon lequel si tu veux connaître un pays, tu dois d’abord le mesurer. Pour accomplir cet objectif, les arpenteurs romains commençaient par orienter et implanter deux grands axes perpendiculaires - le decumanus maximus et le cardo maximus – qui servaient ensuite à organiser un découpage systématique du terrain préalable à son urbanisation. Des traces de cette organisation persistent dans beaucoup de nos villes. Les quadrillages qui résultaient de ces travaux pouvaient couvrir des zones de plusieurs dizaines de kilomètres carré. Toutes ces opérations étaient réalisées avec des instruments de mesure et avec des moyens de calcul qui paraissent bien dérisoires à l’heure du GPS.

Malgré toutes ces connaissances, il manquait, selon moi, une image concrète permettant d’appréhender la logique du tracé des voies de communication  au sein de l’empire romain. La réponse est venue de l’Université de Stanford qui a conçu le projet ORBIS (le monde en latin). Ce projet se présente sous la forme d’un site internet développé par des chercheurs provenant de diverses disciplines (histoire classique, géographie, informatique…).

Comme Google maps pour notre monde contemporain, ORBIS permet de voyager à travers l’empire romain et de calculer des itinéraires d’un point à un autre en se basant sur différents types de données (sites et voies de communication) et en fixant certains critères pour les déplacements (type de voyageur, saison, type d’itinéraire…).

Au lancement du projet, en 2012, le réseau était constitué de 632 sites historiques identifiées par leurs noms latins, dont 301 représentaient des ports. Tous ces sites sont reliés entre eux par des lignes qui symbolisent non seulement des routes terrestres représentant environ 84.500 km mais aussi des voies navigables sur mers et sur divers cours d’eau. Ce réseau permet ainsi de calculer des déplacements multimodaux. Parmi les critères à la base des calculs, il est possible de choisir la saison à laquelle on envisage le déplacement ainsi que le mode de transport. Celui-ci s’exprime par le nombre de kilomètres susceptibles d’être parcourus en une journée. Le système permet également d’introduire un niveau de priorité : chemin le plus rapide, le plus court ou le moins cher. À la fin des calculs, le site affiche l’itinéraire parcouru ainsi qu’une estimation du temps nécessaire pour effectuer le voyage. Les résultats sont accompagnés de différents graphiques et il est possible d’exporter les données vers d’autres logiciels.

Le réseau couvre l’ensemble du territoire de l’empire tel qu’il existait aux alentours de l’an 200 après J.C. Sur un axe Est/Ouest, il s’étendait à cette époque de l’extrémité occidentale de l’Espagne à l’extrémité orientale de la Mer Noire et du Nord de l’Angleterre aux côtes de l’Afrique du Nord sur un axe Nord/Sud.

La réalisation d’ORBIS a été rendue possible par l’exploitation de données provenant d’un magnifique atlas, le « Barrington Atlas of the Greek and Roman World », réalisé sous la direction de Richard J. A. Talbert et publié en 2000 par les éditions de la prestigieuse Princeton University.

Deux universitaires français ont illustré et commenté de manière ludique le fonctionnement d’ORBIS dans un article publié en ligne dans la revue Mappemonde. Ils y décrivent comment ils ont simulé le périple d’Astérix et Obélix à travers la Gaule tel qu’il est raconté dans l’album « Le Tour de Gaule d’Astérix ». Pour rappel, le défi, pour nos deux compères, consiste à franchir la palissade qui boucle le village gaulois pour ramener, après avoir fait un tour de Gaule, les spécialités gastronomiques de 12 villes différentes. Selon nos deux chercheurs, ce défi a pu être accompli en +/- 80 jours.

Dans un autre registre, on pourrait très bien simuler, me semble-t-il, l’itinéraire emprunté par Hannibal avec son armée et ses éléphants pour assiéger Rome en partant d’Espagne et en passant par les Pyrénées et les Alpes afin d’obtenir une estimation réaliste de la durée de cette expédition extraordinaire.

Si un voyage dans le temps vous intéresse, ORBIS constitue un moyen idéal pour découvrir de manière interactive l’empire qui s’est constitué au départ de Rome, voici plus de 2.000 ans. Et si, après cela, vous souhaitez vous détendre un peu, n’hésitez pas à vous précipiter vers le cinéma le plus proche (Google Maps pourra vous y aider…) pour visiter virtuellement, en 2D ou en 3D, « Le Domaine des dieux » en compagnie d’Astérix et Obélix, de leurs acolytes gaulois et de leurs adversaires romains

La transition numérique : mythe ou réalité ?

L’accord politique régional a permis de prendre conscience de la nécessité de la mise en œuvre de la transition numérique.
Le mythe porte sur le fait qu’il faut engager une nouvelle étape : la réalité, c’est que depuis 25 ans, le CIRB porte à bras-le-corps le passage d’une société du papier à une société technologiquement avancée.
Souvent, de grands projets de transformation de la société manquent leur objectif par manque de souffle à long terme. Il n'est pas difficile de rester motivé, mais à mesure que le temps passe, les vieilles habitudes ont tendance à reprendre le dessus.
Le CIRB a organisé cette transformation numérique et l’a encadrée en mobilisant ses ressources, en focalisant les investissements IT, en mesurant et surveillant les progrès accomplis mais, surtout, en proposant constamment de nouvelles étapes.
Le gouvernement a reconnu ce travail en nous chargeant de mettre sur pied une convention numérique qui se tiendra le 3 juin 2015 et de lui faire, à l’issue de celle-ci, des propositions pour l’harmonisation des objectifs de la transition numérique. Les innovations que le CIRB porte ne devront donc pas seulement se poursuivre mais s’accélérer en 2015 !

Cher Père Noël...

le Père Noël

Cher Père Noël, Petit Papa Noël,

J'espère que tu t'es bien préparé aux grands froids car, comme tu le sais sûrement, Ô toi qui sais tout, en Belgique, l'hiver a commencé en août cette année.
Couvre-toi donc bien et surveille la météo (si tu veux, je connais quelques bonnes apps).

Comme tu le sais certainement, Ô toi qui sais tout, j'ai été un très sage et gentil IT Manager cette année, j'ai tapé plein de rapports et participé à des tas de réunions.
Et comme j'ai été sage, en théorie (je sais que, comme moi,  tu connais bien ce pays), je devrais avoir plein de cadeaux cette année :)
J'ai bien accroché mes petites clefs USB à ma cheminée, j'ai bien veillé à ce que mon sapin soit LED et WIFI (afin de le piloter de mon lit) et surtout, j'ai bien sécurisé le VPN de ma cheminée afin que toi et tes rennes puissiez passer sans danger. Comme tu le sais sans doute, Ô toi qui sais tout, mon antivirus est bien à jour... tu n'as donc rien à craindre.

Enfin, j'ai aussi préparé ma petite liste ... hé oui, hé oui ! Tu es prêt ?
Alors, Petit Papa Noël (je peux t'appeler PPN ?) je voudrais bien :

  • de chouettes projets IT à gérer ! Ha ben non : ça, j'ai déjà ...
  • de chouettes collègues ! Ha ben non : ça, j'ai déjà aussi ...

Hum .... ennuyeux... j'ai déjà tout ce que je veux, en fait ! Ha non ! Je sais : PPN, s'il te plaît, apporte-moi des défis, plein de défis !

Les défis, c'est avec cela qu'on avance :)

A bientôt PPN, et merci !
PS : Promis, cette année j'enlèverai de ma cheminée les carottes pour l'âne de Saint-Nicolas avant que tu ne la descendes.

Accéder aux données des administrations : un rêve inaccessible ?

Restricted area

En 2004, j'avais été approché par une société qui souhaitait commercialiser des données détenues par des administrations régionales bruxelloises. Cette société revendiquait l'obtention de toutes les données publiques bruxelloises en vertu de la directive européenne 2003/98/CE surnommée « PSI » (Public Secteur Information), entrée en vigueur le 31 décembre 2003.

A l'époque, j'aurais été bien en peine de fournir la moindre donnée puisque la directive n'avait pas encore été transposée. C'est finalement le 8 avril 2008 que cette ordonnance tant attendue est entrée en vigueur.

Faute d'un cadre juridique clair, les institutions publiques étaient jusqu'alors fort réticentes à l'idée de fournir les données en toute transparence, entre autres par crainte des conséquences juridiques et potentiellement financières.

Mais au fait, que dit la directive exactement ?

Que les informations détenues par une autorité publique, sauf exceptions, doivent être mises à disposition de tous les intéressés qui en font la demande par écrit, sans distinction, et de préférence sous forme électronique. Les autorités publiques peuvent assortir leur mise à disposition de conditions, y compris tarifaires, qui ne peuvent toutefois entraîner aucune discrimination ni aucune entrave à la libre concurrence. Les autorités publiques doivent s'organiser pour faire connaître les données disponibles et les conditions d'accès. On trouve tout naturellement, parmi les exceptions:

  • les données à caractère personnel (à moins que l'autorité publique responsable ne procède au préalable à une anonymisation),
  • les données relevant de la protection de la sécurité nationale, de la défense, de la sécurité publique,
  • les données sur lesquelles des tiers détiennent des droits de propriété intellectuelle.

Les objectifs visés par la Commission européenne étaient

  • de garantir des conditions équitables, proportionnées et non discriminatoires pour l'accès  aux données,
  • de limiter les distorsions de concurrence,
  • de promouvoir la réutilisation de documents publics et la création de produits et de services d’information par des entreprises privées en vue de produire de l’information à valeur ajoutée,
  • de développer les moyens modernes d’accès à l’information et à la connaissance en général.

Utopique ?  L'avenir nous le dira peut-être…

Et l'ordonnance ?

L'ordonnance n'a transposé cette directive que de manière partielle, certaines modalités devant être précisées par arrêté. Tout particulièrement, l'ordonnance accorde un pouvoir d'appréciation discrétionnaire aux autorités publiques pour autoriser la réutilisation des données, dans un cadre déterminé par cet arrêté. La procédure à suivre pour obtenir les données ainsi que le délai de traitement devaient également être déterminés dans l'arrêté. À ma connaissance, cet arrêté n'a toujours pas vu le jour. En revanche, l'ordonnance précisait que les données qui étaient rendues accessibles devaient être répertoriées et publiées sur le portail de la Région de Bruxelles-Capitale.

Pas totalement transposée mais déjà révisée…

Entre-temps, la directive européenne a subi une révision qui a été adoptée le 26 juin 2013, comportant entre autres :

  • l’obligation de rendre réutilisables tous les documents d’origine publique, sauf exceptions ;
  • l’élargissement du champ d’application aux bibliothèques, y compris les bibliothèques universitaires, aux musées et aux archives;
  • la limitation des redevances aux coûts marginaux de reproduction, de mise à disposition et de diffusion, à moins de produire une justification basée sur des critères objectifs, transparents et vérifiables;
  • l’encouragement à l'utilisation de licences ouvertes qui devraient à terme devenir une pratique courante dans toute l'Union;
  • le développement de formats ouverts, lisibles par machine, avec les métadonnées facilement ré-exploitables.

Cette révision doit être transposée au plus tard le 18 juillet 2015.

OpenData

Heureusement, certaines administrations n'ont pas attendu l'entrée en vigueur de l'arrêté et rendent certaines données  accessibles  sur Internet gratuitement dans le cadre d'une licence ouverte inspirée de la licence française Etalab. Cette initiative s'inscrit dans un mouvement global mieux connu sous le nom de « OpenData » et qui touche au droit démocratique du citoyen à accéder aux informations publiques.

Espérons que toutes les autres institutions publiques leur emboîtent le pas.

Sur l’Onde de Choc

Sur l'Onde de Choc, couverture de l'édition française

2010. Le monde est « smart », géré par des ordinateurs. Les sectes prolifèrent. Les adolescents vivent en tribus. Les travailleurs sont tellement flexibles qu’ils changent de lieu de vie comme de chemise et ne s’attachent plus à rien. Le stress engendré par ce mode d'existence se combat à coup de neuroleptiques. Les humains s’épanchent auprès de la Trompe d’Eustache, un numéro vert où l’on peut tout dire sans être jugé. Les téléphones s’appellent des viphones et permettent d’effectuer toutes les opérations courantes. La course aux armements est remplacée par la course aux cerveaux que l’on repère très tôt dans un enseignement volontairement médiocre. La fracture numérique sépare ceux qui ont accès et maîtrisent les données et ceux qui n’y ont pas accès.

Dans ce monde, Nick Haflinger est ce que nous appellerions un hacker : hyperdoué programmant des « couleuvres » informatiques qui effacent toutes ses données d’identité et lui permettent de s’en inventer une nouvelle. A quoi cherche-t-il à échapper ainsi ? Et y échappera-t-il ? Vous le saurez en lisant ce roman de l'anglais John Brunner écrit en 1975 qui préfigure de façon étonnante les dérives de la technologie et de l’économie à outrance. La puissance de vision de Brunner est impressionnante à une époque où les téléphones étaient fixes, les ordinateurs occupaient des étages entiers, le réseau Arpanet connu des seuls initiés et où l'on ignorait à quel point l’informatique entrerait dans notre quotidien. Largement basé sur les hypothèses développées par le futurologue Alvin Toffler dans le « Choc du futur » en 1970,  la force de Brunner est de nous immerger d’emblée, par une narration éclatée dans un monde à la fois proche et décalé avec sa culture, ses codes et ses différents points de vues.

Devenu culte, cet excellent roman de « prospective fiction »- puisqu’une bonne partie de ce qu’il y est décrit est ou est en passe de devenir réel - est une lecture passionnante et salutaire pour ceux qui veulent réfléchir à l’utilisation de la technologie et à la réflexion éthique qui doit nécessairement accompagner le développement de celle-ci.

John Brunner, Sur l’Onde de choc, J’ai Lu (dernière réédition en 2001) et en fouinant sur la toile vous pouvez également le trouver en format électronique…

Mon au-delà numérique !

testament digital

Nous sommes la première génération à avoir stocké un nombre important de données en ligne. En cette fin de mois de Toussaint où l'on pense à nos chers disparus, avez-vous songé à prendre des dispositions pour votre au-delà numérique ? Qu'adviendra-t-il de votre compte LinkedIn ou de votre page Facebook après votre mort ? Et de vos achats sur iTunes ou pour votre Kindle ? On voit aussi émerger la notion de « Testament numérique ». Allez, on fait un petit tour de la question, même si c'est pas à ... mourir de rire !

Mes accès en ligne ?

Accéder en ligne à mon compte bancaire, à mes abonnements à des magazines ou à la version tablette d'un quotidien, à mes places de spectacle chez Sherpa ou Ticketmaster, à mon compte Paypal... je suis connectée pour des tas d'aspects de ma vie privée. Ces infos sont stockées auprès d'entreprises privées : que deviennent-elles après ma mort ?

Normalement, ces prestataires devraient accéder à la demande de mes héritiers de fermer ces comptes ou de leur transmettre mes mots de passe (éventualité moins certaine, quand même)... s'ils prouvent leur qualité d'héritier et disposent d'un acte de décès.

Mais encore faut-il que mes héritiers soient au courant que je dispose de tout ça. Donc - et c'est valable pour tous les aspects qui seront traités dans ce post - le mieux est de rassembler toutes ces infos de son vivant et de le déposer avec son testament, sous enveloppe fermée, chez le notaire. Coût : entre 140 et 240 €.

Il existe aussi des sites qui permettent de laisser un testament numérique ou de rassembler dans un coffre-fort digital tous ses mots de passe. Mais une rapide recherche sur internet montre que plusieurs d'entre eux sont déjà eux-mêmes morts ! Difficile, effectivement, de prévoir que le site en question vous survivra.

Quid des médias sociaux ?

Facebook, si prompt généralement à fermer des comptes dès qu'on y aperçoit un bout de sein ou de fesse, se fait, par contre, tirer l'oreille pour clôturer des comptes de personnes décédées (et je parle d'expérience). Normalement, avec un acte de décès, FB fermera l'accès à la page, dans un délai plus ou moins court. Mais n'oubliez pas de demander aussi l'effacement de toutes les données. Vous pouvez transformer la page en « Mémorial », comme ils disent chez FB. Les amis peuvent encore accéder au profil du défunt (dont certaines parties sont, malgré tout, rendues inaccessibles) pour y laisser petits mots et témoignages. Ces démarches sont accessibles en ligne grâce au formulaire idoine. Twitter supprime également le compte d'une personne décédée, moyennant l'envoi de tous les documents nécessaires au siège de San Francisco. Chez LinkedIn, apparemment, pas besoin d'être héritier direct du défunt. Collègues ou amis peuvent demander la fermeture de la page via ce lien. On espère, bien entendu, que LinkedIn se charge des vérifications avant de procéder à toute suppression malencontreuse de page.

Mes comptes mails ?

Depuis une bonne année, Google a mis en place un testament numérique, enfin plutôt un « gestionnaire de compte inactif ». Vous pouvez paramétrer votre compte pour qu'il soit fermé s'il n'y a plus de mouvement pendant un certain laps de temps (compris entre 3 et 12 mois) et pour choisir le devenir de vos données Gmail, Google+, Picasa, YouTube : suppression ou transmission à des contacts de confiance (maximum 10 personnes),

Chez Yahoo, on fermera le compte moyennant un acte de décès. Mais les données stockées (mails, photos, etc) ne seront envoyées aux héritiers que moyennant un acte notarié prouvant que vous êtes bien héritier du défunt.

Pour Hotmail / Outlook, après fermeture du compte vous pouvez demander à recevoir les archives dudit compte « sous la forme d'un DVD de données qui sera donc expédié au plus proche parent ». La procédure est quasi similaire : prendre contact avec le siège (ici, Redmond dans l'Etat de Washington) et fournir tous les documents... de préférence en anglais pour éviter tout problème.

Pourrais-je léguer mes achats en ligne ?

Vous vous êtes constitué une sacrée discothèque via iTunes... Et bien vous ne pourrez pas la léguer à vos héritiers. Cela découle d'une disposition des conditions générales (que vous avez, bien entendu, lues en détail et apprises par cœur !) : en achetant un morceau sur iTunes, vous n'achetez que le droit de l'écouter à volonté pendant 99 ans. Vous n'en n'êtes pas propriétaire, et donc forcément, vous ne pouvez pas les léguer !

Et quid de vos e-books achetés chez Amazone ou pour votre liseuse ? Raté aussi. Idem dans les conditions générales : « le contenu numérique téléchargé, notamment les e-books disponibles pour Kindle, ne peut être revendu, ni donné ni transféré entre comptes ». Na !


Bon, que toutes ces considérations ne plombent pas l'ambiance mais – autant que faire se peut – vous aident à prendre conscience de votre "éternité numérique" !

De mobile app is dood, leve de mobile app

ikoontjes

Persoonlijk ben ik nooit een voorstander geweest van die vervelende kleine ikoontjes op mijn smartphone die telkens wanneer ik een 3G-connectie (sue me, I'm old fashioned 4G is echt te hoog gegrepen voor deze jongen) maak, me alle op een blauwe maandag gedownloade mobile apps meteen actualiseert. Ja ja, in een gekke bui heb ik ooit een 100-tal apps binnengehaald die ik nooit of te nimmer gebruik.

Natuurlijk is Fix my Street een fijne creatieve manier om snel de straten en lanen in het Brusselse te laten herstellen wanneer ik een gat in de rijweg opmerk. Natuurlijk is mijn Belfius mobile app super handig om snel geld over te schrijven. Alhoewel iemand die mijn wachtwoord steelt, meteen ook toegang tot al mijn gegevens heeft. Echt veilig is het dus niet meteen. Natuurlijk is de mobile app van de MIVB waarmee je onmiddellijk de volgende trams, bussen of metro's op een bepaalde lijn ziet handig wanneer je op het perron staat te lanterfanten. Natuurlijk zijn check-ins op Foursquare een leuke gadget om iedereen meteen te laten weten waar je bent. Ook de inbrekers die tuk zijn op dat soort info. Dank je Tony.

En toch ik voel geen moment enig verwantschap met de mobile app wereld die steeds sneller draait om nieuwe apps die steeds meer mensen uiteindelijk ongebruikt op hun scherm laten. Misschien ben ik gewoon een oude zeur en heeft de digital native overschot van gelijk. Het is een generationeel probleem en ik word een oude zeur. Ik geniet voorlopig graag gewoon nog even het voordeel van de twijfel.

Ik verklaar dan ook de mobile app op sterven na dood. De mobile app is sowieso op zijn retour. Dat kon ik al netjes in de pers lezen enkele weken geleden. En dat aan de vooravond van het jaar waarin mobile payments volledig gaan doorbreken zoals me door diezelfde pers wordt onderwezen. Vandaag las ik ook nog dat betalen per bankkaart duurder wordt in 2015. « On n'arrête pas le progrès » zeggen onze Franstalige vrienden. Stuur ik u meteen met deze wijze woorden het bos in vanavond.

Tony De Coux
Mobile ma non troppo

Les Apps, ces petite icônes qui révolutionnent nos habitudes…

le smartphone au restaurant

Que ce soit pour écouter de la musique, pour communiquer, pour se déplacer, pour faire du sport ou tout simplement s’amuser, chaque propriétaire d’un smartphone ou d’une tablette les utilise quotidiennement.
Certaines d’entre-elles ont réellement modifié notre propre fonctionnement... Plus besoin de se procurer un plan du métro, l’ensemble des réseaux de transports en commun est disponible sur différentes apps. Plus besoin de se rendre chez le disquaire et tenter de fredonner tant bien que mal une chanson entendue à la radio, il suffit de la « shazamer » et de l’écouter en streaming. Un bon restaurant dans une ville peu connue ? Il y a encore des apps...

Il en existe tellement de sortes, ayant tellement de fonctions, qu’il est devenu impossible d’en énumérer toutes les possibilités. Et pourtant, est-ce que de savoir que le train aura deux minutes de retard par rapport à son arrivée théorique est vraiment une information capitale ? Finalement, quel en est l’intérêt ? On ne peut pas intervenir sur le retard, on ne peut que le constater et s’en plaindre.
C’est sympa d’avoir directement dans les oreilles une chanson entendue à la radio quelques minutes plus tôt, mais ne suis-je pas passé à côté d’un album de grande qualité ? Les conseils du disquaire ne m’auraient-ils pas fait découvrir un autre groupe du même style ?
Et me perdre dans une ville, n’est-ce pas le meilleur moyen de la découvrir ?
En jouant à « Angry Birds » dans le métro, les yeux scotchés sur l’écran de mon smartphone, est-ce que je ne passe pas à côté d’une rencontre inattendue ou d’une retrouvaille avec un vieil ami perdu de vue ?

Je dispose d’un smartphone, je ne pourrais probablement plus m’en passer mais je me pose régulièrement des questions quant à la valeur ajoutée de la plupart des apps et surtout l’opportunité de leur utilisation.
Lorsque je vois un couple au restaurant, chacun les yeux rivés sur son écran - sans la moindre gêne du peu d’interaction qu’ils ont l’un avec l’autre - et que je retrouve le lendemain des photos de leur soirée « en amoureux » sur Facebook, je suis consterné.
Conclusion, à force de contrôler chaque déplacement, de n’écouter que la musique que l’on veut, de chercher le restaurant le plus proche ou le mieux côté, de vérifier la météo annoncée pour les prochaines heures, d’enregistrer son parcours lors d’une promenade en vélo, d’aller contrôler l’état de son compte en banque, et de choisir un hôtel en fonction de la connexion wifi…, ne passe-t-on pas tout simplement à côté de choses primordiales dans la vie : l’inattendu, l’opportunité, la découverte, … ?
 

La vérité sur les déchets électroniques

e-déchets

Que deviennent les laptops, GSM et autres déchets électroniques lorsque nous les jetons?
En 2012, les Nations Unies ont indiqué que les déchets électroniques mondiaux ont atteint 65,4 millions de tonnes, soit l’équivalent de 11 fois le volume des grandes pyramides de Gizeh. Pour comprendre, voici 5 faits qu'il est bon de savoir :

Qu’appelle-t-on les déchets électroniques ou e-déchets ?

Les e-déchets consistent principalement en des pièces électroniques ou électriques provenant de GSM, téléviseurs, ordinateurs, batteries…

Où finissent les e-déchets ?

La plupart des déchets sont envoyés vers les pays émergents où ils sont triés, séparés et brûlés pour en extraire les métaux précieux, sans tenir compte des règles d’hygiène ou de sécurité élémentaires. Ils sont aussi envoyés dans les prisons pour y être traités.

Pourquoi est-ce important de les éliminer proprement ?

Les déchets électroniques contiennent de nombreux éléments potentiellement toxiques tels que le plomb, le béryllium (métal léger), le mercure et les polyvinyles (câblage des cartes électroniques), le brome (retardateur de flammes)… Pas moins de 60 éléments du tableau périodique composent un simple téléphone !

Que peuvent devenir les e-déchets ?

Ils peuvent être, bien sûr, reconvertis en pièces pour de nouveaux appareils mais aussi en bijoux, plaques de métal ou tout autre petit appareil électronique. Une société indienne en extrait aussi les métaux précieux (or, platine, sélénium) dans le but de les réintégrer dans le marché de l’électronique et d'en faire bénéficier d’autres petites entreprises locales.

Où se situe la « capitale » des e-déchets ?

Bien que la Chine soit le second plus grand producteur de déchets électroniques derrière les Etats-Unis, c’est aussi là que se trouvent la plupart des déchets mondiaux ! En effet, les routes de la ville de Guiyu sont jonchées de plastique, câbles et autres détritus… Une étude indique que sa pollution provient principalement de la combustion des cartes électroniques et de l’utilisation d’acide chlorhydrique pour y extraire le cuivre. Cette situation constitue, bien entendu, un danger réel pour ses travailleurs et ses habitants,  voire même pour les zones proches. D’autres études indiquent que la population de Guiyu présente des taux alarmants de plomb dans le sang, avec les conséquences que l'on peut imaginer pour sa santé...

Femme manager : pour ou contre les quotas ?

J’avais tant d'opinions à formuler, d'expériences et de ressenti à partager lors d’une récente interview au sujet du leadership féminin et de la différence entre le management masculin et le management féminin... Je me suis pourtant retrouvée muette quand la journaliste m’a interrogée sur le bien-fondé des quotas de femmes dans le top management, et notamment dans les conseils d’administration.
Après une petite recherche, j’ai dû constater qu’elles sont moins de 10%, à l’échelle européenne, à siéger dans les conseils d’administration. Au niveau belge, une femme sur 6 occupe une fonction de top manager dans l’administration fédérale, selon une étude du Selor. Je dois bien avouer que cela ne m’étonne pas plus que ça… Pendant cette même petite recherche, j’ai trouvé une directive européenne, adoptée par le Parlement du 20 novembre 2013, et qui porterait le nombre de femmes dans les conseils d’administration à 40% d’ici 2020 dans l’Union.

Se positionner par rapport à cette problématique est difficile…
D’un côté, le ‘laisser-faire’ pratiqué jusqu’à aujourd’hui n’a pas réellement permis à la gent féminine d’augmenter sa représentativité au sein des fonctions de top management. En conclure que cela est le juste résultat d’un processus de sélection normal me semble inexact.
D’un autre côté, légiférer pour pallier une sous-représentation féminine est-il le moyen adéquat ? Cela ne risque-t-il pas de déforcer la crédibilité des femmes managers, d’entacher leurs compétences, en tous cas la vision qu’en ont les autres?
Les opinions sont partagées… Ce qui est sûr, c’est que la situation actuelle n’est pas brillante. La toute récente composition du gouvernement fédéral ne plaide pas vraiment en faveur d’une ‘pseudo’ autorégulation de ce phénomène, ce qui est dommage.

A contrario, j’ai été agréablement surprise, récemment, par la nouvelle campagne de ‘rebranding’ d’une entreprise active dans les télécoms, et dont la top manager - vous l’aurez deviné - est une femme. Lancée de manière synchronisée sur tous les supports, avec une image relookée, jeune, dynamique et dans l’air du temps, cette campagne axée sur les gens a eu un bel impact (en tous cas sur moi) en matière de sentiment de rapprochement et de proximité ( oui, oui, c’est bien le mot qui m’est venu !).
Question de sensibilité sans doute….
Féminine sûrement.

L'équipe ou bien le logiciel "standard" ?

le facteur humain

Le CIRB s'est doté d'une équipe transversale pour rapprocher développeurs et opérateurs. Pour faciliter leur collaboration, l'équipe s'est focalisée, dans un premier temps, sur la standardisation des outils. Dans ce cadre, plusieurs questions liées aux logiciels "standard" se sont posées. Quel sera leur usage ? Quelle communauté est active autour de ces logiciels ? Quels supports sont disponibles pour ces logiciels ? Quelles connaissances sont requises pour les mettre en oeuvre ?

C'est là qu'un glissement s'est produit dans ce processus destiné à rapprocher les membres du personnel ainsi que les équipes entre elles : nous avons été confronté au facteur humain. En effet, la nouvelle transversalité des équipes et ce mode de fonctionnement collaboratif ont permis aux uns et aux autres de se rencontrer, de se découvrir davantage.
 
Et nous avons rencontré régulièrement plusieurs profils d'attitudes :

  • Je développe mes propres outils. Pas question d'utiliser ce qui ne vient pas de moi.
  • Je fais mon marché. Pas question d'utiliser les outils du groupe, ils ne répondent pas exactement à mon besoin.
  • Je n'imagine pas que mon collègue a le même besoin que moi.
  • Je ne comprends pas, mais vraiment pas le mode de fonctionnement de l'autre équipe. Mon équipe est la meilleure.
  • Je mets, voire nous mettons, en place une solution de contournement par rapport à une personne/une équipe parce que "c'est toujours la même chose avec lui/elle".

La mise en place de standards logiciels a donc mis en évidence la diversité des équipes. Au regard des attitudes rencontrées de manière répétée, peut-on encore parler d'équipes "standard" ?
Et vous, rencontrez-vous ces mêmes attitudes autour de vous ? Comment faites-vous pour gérer adéquatement ce genre de situation ?

Mon sponsor, mon boss

accord de sponsoring

Récemment, mon attention a été attirée par la notion de sponsoring dans un livre de Robert Dilts qui s’intitulait « Etre coach : de la recherche de la performance à l’éveil ». Laissez-moi vous exposer son propos et tout l’intérêt que cela peut avoir sur la motivation au sein des organisations.

Les notions de « sponsor » et de « champion » ne sont sans doute pas inconnues pour bon nombre d’entre vous. En effet, le recours à ce type de soutien est monnaie courante dans beaucoup de projets stratégiques ayant un impact important sur l’organisation. De manière générale, le sponsoring s’associe à la notion de promotion. Ainsi, une organisation qui sponsorise un projet fait la promotion de ce dernier en apportant les ressources nécessaires et en créant un contexte dans lequel les intervenants peuvent devenir performants, grandir et exceller.
Qu'en est-il du lien et de l’influence entre le sponsor et l’équipe projet ?
Les compétences et ressources du sponsor peuvent être assez différentes de celle de la personne ou du groupe en train d’être sponsorisé. Le sponsor n’est pas nécessairement un modèle de rôle pour l’individu ou le groupe. Il offre plutôt un contexte, de l’encouragement et des ressources qui permettent à l’individu ou au groupe de se focaliser pleinement sur leurs aptitudes et compétences. Le sponsor croit en l’autre. Il fait en sorte qu’il se sente important et lui montre qu’il peut faire une différence. Ainsi, le sponsoring s’exprime principalement par la communication de plusieurs messages-clés :

  • Vous existez. Je vous vois.
  • Vous êtes précieux.
  • Vous êtes important, spécial, unique.
  • Vous avez quelque chose d’important à apporter.
  • Vous êtes le bienvenu ici. Votre place est ici.

Ces messages identitaires portent sur l’individu même et non sur ce qu’il fait. L'importance de leur impact dépendra de la manière dont ils seront reçus par l’individu ou le groupe sponsorisé. L’intention recherchée est de susciter un sentiment d’appartenance, de reconnaissance ainsi que l’envie inconditionnelle.
Ci-dessous, nous mettons en parallèle les messages du sponsor et les réactions qu’ils suscitent chez celui qui les reçoit.

Je vous vois. Quand les gens sentent qu’on les voit, il naît chez eux comme un sentiment de sécurité. Ils ne ressentent plus la nécessité d’attirer l’attention. Ils se sentent alors soulagés et détendus.
Vous êtes précieux. Quand les gens savent qu’ils sont précieux et appréciés, ils éprouvent un sentiment de satisfaction.
Vous existez. Quand les gens sentent qu’ils existent et que leur existence n’est pas menacée, ils éprouvent le sentiment d’être en paix et centrés.
Vous avez quelque chose d’important à apporter La prise de conscience de cet apport engendre de la motivation et remplit la personne d’énergie.
Vous êtes le bienvenu. Votre place est ici. Se sentir accueilli génère un sentiment d’être « chez soi ». Cela engendre de la loyauté.

Bien sûr, ces messages ne seront pas communiqués tels quels mais il est important que la communication du sponsor (verbale et non-verbale, ce qu’il dit et ce qu’il fait) exprime clairement ce type de message. Ce n’est pas grand-chose, cela ne nécessite pas beaucoup d’effort mais l’impact peut être gigantesque sur l’individu qui reçoit ces messages.
A contrario, l’impact d’un sponsoring négatif peut être désastreux dans le chef des collaborateurs qui le reçoivent mais nous ne nous étendrons pas sur le sujet.
En conclusion, messieurs et mesdames les managers, vous êtes précieux et nous le sommes tout autant, soyez nos sponsors !

IPv6 : Le monstre du Loch Ness qui sort enfin de l’eau ?

passage de l'IPv4 à l'IPv6

Plus personne ou presque ne peut ignorer que l’ensemble des communications d’aujourd’hui se basent, dans leur grande majorité, sur le protocole IP.
Jusque 1999, on parlait simplement du protocole IP, sans devoir préciser qu’il s’agissant de l’IPv4.
L’IPv4 a été introduit en 1983 et est codé en 32 bits. Il a donné la possibilité de créer plus de 4 milliards d’adresses. Avec l’explosion des appareils connectés et des utilisateurs d’internet, les instances de régulation et de normes de télécommunications ont été forcées de constater que les adresses IPv4 allaient devenir une denrée rare. Et de fait, elles ont toutes été attribuées en date du 3 février 2009 (mais cela ne veut pas dire qu’elles soient toutes utilisées).
Donc en 1999, pour pallier au manque d’adresses, le protocole IPv6 a commencé à être déployé, basé sur un schéma d’adresses de 128 bits qui permet de créer 40 trillions de trillions de trillions d’adresses. L'objectif à terme était que l’ensemble des adresses IPv4 soient remplacées par des adresses IPv6, d’autant que les deux protocoles ne sont pas interopérables et que les appareils utilisant l’un ou l’autre protocole ne peuvent communiquer entre eux qu’en ayant recours à des passerelles spécifiques.
En 2011, une infime partie de adresses IPv6 a été attribuée par les organismes régulant les adresses IP, malgré le lancement de ce protocole 12 ans auparavant. En 2012, pour stimuler l’utilisation de l’IPv6, le « World IPv6 Launch » a eu lieu et marque le réel lancement de l’IPv6. Depuis lors, des organisations, entreprises ou particuliers n’ont plus qu’une présence  IPv6 sur le net. Et le  pourcentage de trafic internet en IPv6 augmente régulièrement : les plus grands fournisseurs de contenus tels Facebook ou Google, par exemple, tournent déjà avec l’IPv6.

Il est donc temps de se pencher sérieusement sur la transition de l’IPv4 vers l’IPv6, d’autant que cette transition ne se fera pas du jour au lendemain, et devra passer par une phase de coexistence avec l’IPv4 (la phase actuelle, en fait). Les entreprises qui ne font aucune démarche pour passer à l’IPv6 ne pourront également plus, à terme, communiquer de manière optimale avec des organisations utilisant uniquement l’IPv6. Le développement des usages d’internet sera aussi menacé si les fournisseurs d’accès ne peuvent pas offrir à leurs clients des services et connexions IPv6 ou si certains sites web ne sont soudainement plus accessibles aux internautes.
Si l'on rajoute à cela le développement exponentiel du nombre  d’outils connectés (et donc devant disposer chacun d’une adresse IP)*, il est clair qu’il est grand temps que l’ensemble des acteurs de l’internet, particuliers, entreprises, hébergeurs de site web, fabricants de hardwares, éditeurs de contenus, organisations en tout genre,… se mettent en ordre de marche pour pouvoir, dans les premiers temps, gérer des adresses IPv4 comme IPv6 et ensuite voir disparaître les adresses IPv4.
Tous ceux qui ne s’y prépareront pas dès maintenant courront probablement à la catastrophe dans un avenir plus ou moins proche et risquent de ressembler à des naufragés sur leur île, au milieu d’un océan de communications…

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* En juin 2014, Cisco, dans le cadre de sa prévision de trafic 2013-2018, prévoyait :

  • Un passage de 2,5 milliard d’utilisateurs internet en 2013 à près de 4 milliards en 2018, soit plus de la moitié de la population mondiale,
  • Un passage de 12 milliards d’outils connectés en 2013 à 21 milliards en 2018,
  • Globalement la vitesse de connexion fixe moyenne passera de 16 Mbps à 42Mbps en 2018,
  • En 2018 la vidéo représentera 79% du trafic contre 66% en 2013.

Référence : http://www.cisco.com/c/en/us/solutions/collateral/service-provider/ip-ngn-ip-next-generation-network/white_paper_c11-481360.html (consulté le 21 Juillet 2014)
 

De l'Obamacare à healthcare.gov ... Quand l'administration tire la leçon d'un échec informatique

drapeau américain

Chacun se souvient – peu ou prou -  des péripéties politiques du projet Healthcare du Président Obama : des années de débats difficiles, mais qui ont débouché sur une politique nouvelle en matière de sécurité sociale. La loi ObamaCare votée, l'Administration américaine n'en était qu'au début des difficultés ! L'activation de cette politique a nécessité la création d'un site internet healthcare.gov. Pour bénéficier de la couverture sociale, les citoyens devaient s'y inscrire. Et l'échec fut rude : le premier mois, alors que 500.000 inscriptions étaient attendues, moins de 30.000 furent comptabilisées ... parce que le site n'était pas opérationnel. La Secrétaire d'Etat à la Santé a, d'ailleurs, présenté publiquement ses excuses pour ces ratés informatiques. Le Président Obama lui-même a dû reconnaître l'échec du lancement du site, et essuyer une chute notable de sa popularité.  
Depuis lors, les problèmes informatiques sont résolus, et plusieurs millions d'Américains ont souscrit à l'assurance santé du gouvernement.  Mais ce dernier a décidé de tirer les leçons de cet échec informatique majeur. Une équipe d'experts a élaboré deux brefs référentiels censés guider les administrations dans le cadre de projets informatiques. D'une part, le Digital Service Playbook ; d'autre part, le TechFAR Handbook. Attardons-nous quelque peu sur le premier référentiel.
D'emblée, le Digital Service Playbook s'inscrit dans un souci de fournir au citoyen un service fiable et de qualité, suite à un projet informatique maîtrisé (objectif, coût, délai). Pour atteindre ces objectifs, 13 « règles du jeu » sont énoncées. De façon synthétique, les 5 premières sont centrées sur l'utilisateur : couvrir les besoins, entièrement, de façon simple et intuitive, en usant des méthodes itératives (agile), et en garantissant un support de qualité. Les 2 suivantes concernent l'équipe projet : une vrai leader responsable, et une équipe technique compétente. Qui ne serait pas d'accord ... ? Ensuite, 4 règles abordent plutôt le volet technologique : un stack moderne, dans un environnement d'hébergement flexible, où tests et déploiements sont automatisés, avec une sécurité ad hoc. La 12e règle porte, elle, sur la nécessité de mesurer les performances du système pour orienter les décisions. Enfin, la dernière règle insiste sur la mise à disposition des données du secteur public (open data).
Certes, le Digital Service Playbook n'est pas révolutionnaire, mais il a le mérite de rappeler quelques axes fondamentaux  - alimentés par le monde IT contemporain (agile et open data, notamment) – dont chacun peut s'inspirer pour de futurs projets informatiques. Parmi ces axes fondamentaux, le citoyen est placé au cœur des préoccupations. Par ailleurs, une check list – pour chacune des règles – permet de se mesurer par rapport à celles-ci. Le Digital Service Playbook ne constitue pas un référentiel au sens plein du terme, mais il permet de prendre un peu de recul : tirons parti des leçons des échecs IT aux États-Unis ... pour mieux réussir nos propres projets!     

Je suis un … informaticien !

métier : informaticien

Nous sommes en 2014, bien des années (15 ans ? 20 ans ?) après l’époque où un graduat en informatique formait ce qu’on appelle encore, de nos jours, un analyste-développeur.
Analyste-développeur… Voici un des nombreux intitulés que l’on peut attribuer aujourd’hui à un informaticien. Intitulé qui sème, avec ferveur et sans compassion, l'incompréhension et le doute dans le grand public ! Un exemple ? Vous auriez dû voir la tête de mon voisin qui m’a demandé de l’aide sur son ‘Messenger’, lorsque je lui ai répondu que je n’en savais rien du tout (limite kesako?). Notre étrange échange a ressemblé à peu près à ceci :
- Mais tu n’es pas informaticien ?
- Heu… ben si si !
- Et tu ne sais pas m’aider avec mon Messenger qui ne fait plus ses updates depuis que j’ai installé un black ice cracké ?
- Hem… En fait, ce n’est pas ça, mon métier ! Je suis responsable informatique …
- Ben, raison de plus, alors !

Réponse du tac au tac du berger à la bergère qui amena une évidente réponse de normand à la belge : "je vais me renseigner chez Microsoft et je vous tiens au courant dès que j’ai le patch correctif !"
Aïe aïe aïe … Je vous passe les longues explications fournies à ce gentil voisin pour lui expliquer qu’en tant qu’IT Manager, je passe le plus clair de mon temps en réunions, rendez-vous, rédaction de pv, gestion d’équipes et de projets. En gros, hein … En très très gros !
Je voudrais voir un architecte se dépatouiller si - comme par hasard - son voisin se construit une annexe de maison :) ça risque d’être bien fun...

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, et à vous non plus, j’en suis certain ! Expliquer à quelqu’un qu’on n'est pas ‘juste’ informaticien, mais qu’on est spécialisé dans une discipline… pas si simple ! Et pourtant c’est bien le cas : développeur, architecte, it manager, it coordinator, implementation manager, helpdesk, ciso, itil-man, webmaster, spécialiste sgbdr, ingénieur système, ingénieur workstation, network engineer, it trainer, service manager, inspecteur des travaux finis (si si, il y en a aussi en IT)… et j’en passe plein, plein, plein ! (Au fait, je ne peut que vous recommander à ce sujet l’excellent livre "Les métiers de l’informatique expliqués à votre grand-mère")

Il n’est donc plus aussi facile de trouver sa voie dans le monde IT de nos jours ! Il y a tellement de technologies différentes et accessibles, et qui évoluent chaque jour. Et quid de notre évolution au sein de ces fonctions ? On en reparlera ... Bref… Depuis lors, j’ai déménagé ! Et j’évite de dire que je suis informaticien ;o) J’explique que je gère des projets ‘divers & variés’ au sein d’un administration communale bruxelloise ! Bad choice : maintenant, on me demande plein d’infos sur les passeports et les cartes d’identités, les parcmètres et cie … :( Arg !

Allez ;o) la prochaine fois, je vous parlerai du plus beau métier du monde !

Wifi? Over my dead body!

een gesprek

Het nieuwe Brusselse regeerakkoord, dat eind juli aan de pers is voorgesteld, bevat een heel pakket aan maatregelen om de Brusselaar het leven opnieuw een stukje makkelijker te maken. Een van die maatregelen boeit de verzamelde pers al jaren: het aantal wificontactpunten wordt in Brussel gevoelig uitgebreid. Zo worden 'morgen' alle Brusselse metrostations, de grootste Rogier, Kunst Wet, Centraal Station, Zuidstation, Louiza, Schuman, Simonis eerst, volledig met wifi uitgerust.

Fijn initiatief?

De grote internationale steden bieden vandaag allemaal een breed en performant wifinetwerk aan en Brussel kon dus zeker niet achterblijven. Brussel had immers al een achterstand. Met de explosie van het smartphonegebruik is internet everywhere geen « loze leuze » meer, maar een economische en sociale noodzaak.
En toch... Is dat wel zo?
Wanneer ik nu op de metro stap, is iedereen al vrij asociaal met zichzelf bezig. Wordt dat niet veel erger wanneer op het net gaan zo makkelijk wordt als de Mobib-kaart snel over de ontwaarder heen laten glijden. Ik pleit daarom voor minstens 1 wifiloze dag per maand. Wordt het niet tijd dat mensen gewoon opnieuw met mekaar gaan praten. Naar mekaar luisteren én met mekaar praten. Niet schreeuwen dus, zoals ik vandaag vaak in de metro meemaak.

Op die wifi-arme dagen kunnen we samen iets vaker een pint drinken in een gezellig cafeetje en mekaar echt beter leren kennen. Face to face, zonder een scherm tussen ons in om achter weg te kruipen. Dat zou pas echt een « mobile revolution » zijn. Ook dat is communicatie en het is mijn rol als communicatieverantwoordelijke om elke vorm van communicatie aan te moedigen. Dus zeker ook de live chats. De virtualisering heeft immers zijn tijd gehad.

Ondertussen is het natuurlijk fijn dat het Centrum voor Informatica voor het Brusselse Gewest het hele metronet mag uitrusen met Urbizone-wifi. Tegen het eind van de nieuwe legislatuur moet dit een feit zijn.
Maar laat het u niet weerhouden eens op de metro een praatje te slaan met uw buurman. U zal merken dat achter de smartphone vast een boeiende persoon schuilgaat. And instead of bringing your own device, next time bring your own bottle :-)

Je veux un site web !

website

« Je veux un site web ! » Voilà une phrase péremptoire avec laquelle on nous aborde régulièrement. Je sens derrière cette exclamation un appel à l’aide, comme si le CIRB allait fournir la solution miracle pas chère et ne nécessitant aucun effort humain et financier.
C’est vrai que les offres de solutions techniques faciles et rapides abondent aujourd’hui. Les meubles suédois ont aussi leurs adeptes dans le monde du web mais comme le dit un vieux proverbe bruxellois : « Monter une armoire Ikea en moins de 60 minutes ne fait pas de toi un ébéniste ».
Entre les arguments du type « J’ai vu un site qui vous permet de créer votre propre site automatiquement en quelques clics » ou « Le fils de 12 ans de ma secrétaire ferait cela en deux heures », nous devons amener nos interlocuteurs à comprendre que les aspects techniques, bien qu’importants, ne représentent qu’une petite partie des efforts à fournir pour la réalisation d’un bon site web. Un site qui aura une réelle valeur ajoutée dans un monde qui en compte déjà plus d'un milliard, à l’heure actuelle, et qui voit apparaître plus de 500 nouveaux sites par minute.

Comprendre

Notre démarche consiste d’abord à aller au-delà de cette première demande pour comprendre quel est le besoin réel de notre interlocuteur. Nous abordons avec lui une série de questions qui vont aussi l’amener à mieux définir son projet.
La première question concerne le public cible : à qui voulez-vous vous adresser? Cela peut paraître trivial, mais tous nos interlocuteurs n’y ont pas nécessairement pensé. Or, on ne s’adresse pas à un citoyen de la même manière qu’à un partenaire commercial ou à une entreprise, etc.
Une fois le ou les publics cibles identifiés, nous pouvons essayer de comprendre quel est le besoin de l’utilisateur final. De quelles informations a-t-il besoin ? Quels sont les services qu’il voudrait avoir ou quels sont ceux que vous pouvez lui offrir ?
Les réponses à ces questions permettront d’aborder avec le client la stratégie de contenu, la structure de l’information et la faisabilité de son projet. Nous essayons également de voir avec notre interlocuteur si le site ou l’information qu’il souhaite diffuser n’existe pas déjà ailleurs. Le cas échéant, nous lui proposons de revoir son projet ou de chercher à créer des synergies avec les sites déjà en ligne et  - pourquoi pas? - créer un portail thématique.

Responsabiliser

Dans ces premières rencontres, nous sensibilisons aussi nos interlocuteurs à l’investissement humain que représente la mise en ligne d’un site web. Il faut identifier deux autres types d’acteurs :
-    le ou les sponsor(s) du projet : ceux qui financent ou donnent les moyens d’atteindre l’objectif, ceux qui ont un intérêt à ce que le projet aboutisse.
-    les contributeurs : ceux qui vont travailler quotidiennement sur le contenu du site et qui seront responsables de sa mise à jour.
Comme je le signalais au début de cet post, la conception technique ne représente que la partie émergée de l’iceberg. Le contenu et sa gestion quotidienne constituent les neuf dixièmes du travail à accomplir et cette tâche revient principalement au client, même s'il peut également sous-traiter le travail.
C’est malheureusement souvent une activité qui n’a pas été envisagée ou planifiée et qui, de toute façon, est toujours sous-estimée. Nos interlocuteurs sont donc souvent démunis face à la quantité de travail qui les attend. Ils doivent généralement réaliser cette tâche en plus de leur travail habituel et donc n’y consacrent que très peu de temps. L’enrichissement du site par du contenu peut alors prendre beaucoup de temps avant qu’il puisse être mise en ligne.

Atteindre sa cible

Revenons-en un peu à la problématique du contenu et à sa qualité.
Pour mieux illustrer cet aspect de la discussion, j’aime faire référence à la caricature issue du site xkcd qui schématise ce qu’un site d’une université propose comme information et ce que l’étudiant souhaite y trouver. C’est une façon caricaturale de présenter les choses mais qui illustre bien mon propos : nous ne nous soucions pas assez de ce que nos utilisateurs veulent trouver comme informations ou services. Pourtant, l’utilisateur final doit être au centre de la réflexion, que ce soit pour le contenu, le graphisme, l’ergonomie ou l’accessibilité.

Nos interlocuteurs accordent une place prépondérante au graphisme de leur site mais c’est son contenu, sa pertinence et sa mise à jour qui vont conditionner son succès, notamment via une place de choix dans les pages de résultats des moteurs de recherche.
« Je veux que mon site apparaissent en premier sur Google ! » est, en effet, un des miracles habituels que l’on nous demande d’exaucer. Bien évidemment, nos implémentations techniques sont réalisées de manière à faciliter l’accès du contenu aux robots des moteurs de recherche. Mais nous passons aussi beaucoup de temps pour expliquer que la qualité du référencement dépend aussi de la qualité de son contenu et de l’intérêt que lui portent les utilisateurs. Un site qui n’est visité que par un robot et le gestionnaire du site ne parviendra jamais à se hisser aux premiers rangs des pages de résultats d’un moteur de recherche. Et ce n’est pas moi qui le dit !
Prendre en compte l’utilisateur final, c’est aussi s’intéresser aux moyens avec lesquels il va accéder aux sites. L’accessibilité des sites est devenu un must, ces dernières années. Le responsive design est sur toutes les bouches. Au CIRB, tous les sites réalisés sont désormais responsive. C’est bien la moindre des choses. Toutefois, il faut aller encore un peu plus loin. En effet, à l’heure actuelle, la démarche consiste souvent à réaliser un site web « classique » puis à penser à son accessibilité au travers de smartphones ou tablettes. On fait le travail à l’envers. Pourtant, les smartphones nous fournissent une contrainte qui peut s’avérer une opportunité : celle de penser réellement à ce qui est utile pour l’utilisateur, d’enlever tout le superflu et de se concentrer sur l’essentiel. Pour vous en persuader, n’hésitez pas à lire le livre « Mobile First » de Luke Wroblewski.

Accompagner

A ce stade, il est important de signaler un autre différenciateur de notre équipe. Nous sommes présents sur le long terme. Combien de fois ne sommes-nous pas abordés par des partenaires qui ne savent plus mettre un site à jour parce qu’ils n’ont pas mis en place une relation long terme avec leur fournisseur... La solution facile et pas chère peut vite se transformer en cauchemar si le support n’a pas été pensé sur le cycle de vie du site. La désignation d’un service manager, l’existence de notre Helpdesk IRISline et notre garantie de suivi permettent à nos partenaires de dormir sur leurs deux oreilles.
Par ailleurs, nous organisons également des workshops mensuels auxquels nous invitons tous nos clients. Pendant une demi-journée, les gestionnaires de contenu peuvent venir nous poser des questions plus techniques sur la manière de réaliser telle mise en page ou de configurer tel formulaire. Une approche très constructive qui aboutit au développement progressif d’une petite communauté d’utilisateurs qui s’entraident et grandissent en expérience. Nous en profitons également pour sensibiliser nos interlocuteurs à des sujets connexes comme l’accessibilité web, le référencement, etc.

Un objectif commun

Rien ne nous attriste plus qu’un projet qui n’aboutit pas. Lorsqu’un partenaire vient nous trouver, nous souhaitons l’accompagner dans son projet afin que son idée voie le jour. Forts de notre expérience et de notre souhait de ne pas voir l’argent du contribuable gaspillé, nous nous permettons toutefois de guider notre partenaire afin que son projet ait une réelle valeur ajoutée dans un monde touché par l’infobésité. Pour conclure et retaper sur le clou concernant l’importance d’un contenu de qualité, je vous renvoie directement vers la présentation de Brad Frost et son « Death To Bullshit »
Mais au fond, est-ce que je ne viens pas de créer un peu plus de « bullshit » ?

Bonne rentrée !

logo smart.brussels

Si le retour en classe des enfants illustre, comme de coutume, ce mois de septembre, c'est également le temps de la rentrée pour nous tous avec le début d'une nouvelle législature régionale.

Les cinq prochaines années vont nous permettre de réaliser des dossiers importants pour l'avenir de Bruxelles et de voir la concrétisation des efforts fournis ces dernières années.
Pour la première fois dans un accord politique, l'importance de mener une politique de transition numérique ainsi qu’une politique globale IT est reconnue.
Bruxelles prend donc enfin conscience que l'IT constitue le moteur de la croissance économique, celui du développement ainsi que le support de toutes les politiques urbaines. Il était temps, au regard de ce qui se fait dans les grandes métropoles européennes, de rassembler nos efforts autour de Smart.City.

Bonne reprise à tous et en avant !

Du high tech vers le low tech

chip

Sans nul doute la technologie hyperminiaturisée, hyperallégée est-elle un progrès : le boom des smartphones, tablettes et l’étendue des possibilités offertes par ceux-ci le prouve. Mais les ressources utilisées pour produire ces petites merveilles posent question. Nos notebooks, smartphones et tablettes sont gourmands en ressources rares (comme le coltan qui entre dans la fabrication de téléphones portables). Celles-ci font, vu leur rareté, l’objet de spéculations quand ce n’est pas de trafic et d’exploitation sauvage. On peut légitimement s’interroger sur le coût éthique : l’extraction et le traitement de ces métaux se font souvent dans des conditions proches de l’esclavage et au mépris de l’environnement, de préférence dans des pays aux gouvernements faibles comme le Congo ou la Mongolie (pour ne citer que ceux-là).

Plutôt que d’attendre passivement que les matières s’épuisent, ce qui fera à coup sûr grimper les prix et creuser en proportion la fracture numérique que nous mettons tant d’énergie à colmater, il serait plus sage d’anticiper cette fatalité. Comment ? En analysant d’abord mieux nos besoins réels, en axant la recherche vers la simplification et le recours aux ressources faciles à trouver et à exploiter. Mais aussi, à revoir notre rapport à la technologie qui fait que nous utilisons des artefacts sans avoir la moindre maîtrise sur leur production : à la cadence où les modèles sortent, les pièces pour les réparer n’existent plus et cela nous oblige à racheter ce qui aurait pu, peut-être, être réparé ou amélioré…

Comme on s’en rend vite compte, il s’agit d’une réflexion globale sur le monde dans lequel nous souhaitons vivre et que nous laisserons aux générations futures, alors entre subir la pénurie et la prévenir…choisissons ! C’est cela aussi être « smart » !

Pour aller plus loin :
L'Âge des low tech, Vers une civilisation techniquement soutenable, de Philippe Bihouix
http://www.seuil.com/livre-9782021160727.htm

A noter également : le projet Fairphone qui vise à commercialiser un smartphone produit équitablement! Ce n'est pas la panacée, mais incontestablement déjà un progrès : http://buy-a-phone-start-a-movement.fairphone.com/

Ctrl + C, Ctrl + V… ça vous dit ?

copy-paste

Votre enfant vous demande «  comment je fais pour copier cette image sur mon PC ? ». Vous répondez « Ben… tu fais contrôle C et contrôle V ». Il a tout compris ? Que nenni !
Vous avez compris, je suppose, que nous allons parler du copier-coller.
La fonction a été développée avant 1970 et permet de reproduire ou déplacer des données informatiques de plusieurs types (texte, image, fichier, etc.) depuis une source vers une destination. Elle est très largement présente dans les applications et accessible au travers de menus, de raccourcis clavier ou d’interfaces graphiques.
Cette fonction est tellement répandue que l’expression « copier-coller » est entrée dans le langage courant avec une connotation péjorative. Ne dit-on pas souvent : « Arrête un peu de faire du copier-coller » ? Cela signifie en effet plus ou moins reprendre un contenu sans réfléchir.
En facilitant la duplication de données informatiques, la technique simplifie le plagiat des œuvres qui existent sous forme numérique, à un point tel que les écoles et les universités luttent tant bien que mal contre ce phénomène tellement répandu aujourd’hui. Des logiciels antiplagiat existent sur le marché et sont utilisés dans les universités. Ils analysent le contenu des travaux déposés par les étudiants et les comparent avec l’ensemble des sources disponibles sur Internet. Les résultats de ces analyses sont toutefois parfois aléatoires, car des expressions extrêmement courantes pourraient être assimilées à du plagiat. Les écoles misent donc aussi sur la formation des élèves.

Et vous ? Quelle est votre expérience en la matière ?

Les raccourcis varient d’un système à l’autre : les plus courants sont Ctrl-X (couper),  Ctrl-C  (copier),  Ctrl-V  (coller),   qui sont respectivement sur Mac OS :   Cmd-X   Cmd-C   Cmd-V. L’usage de ces raccourcis clavier est devenu presque automatique. Mais il n’est peut-être pas aussi simple d’expliquer où se trouvent les fonctions dans les menus de votre traitement de texte.
La copie de données (blocs de texte, images, extraits de tableur, etc.) rend beaucoup de services à l’usager. On oublie toutefois (ou l’on ne le sait même pas) que lors de la copie de fichiers, des différences existent aussi entre les fonctions copier/coller et couper/coller, notamment lors de la copie de fichiers où le « couper/coller » efface le fichier original. Sous Windows en NTFS, le fichier ainsi déplacé conserve les propriétés du fichier original, tandis que par la fonction « copier/coller » le fichier copié hérite des droits du dossier de destination.

Quelques constats

Par expérience, je note que le résultat d’un copier-coller n’est pas toujours celui attendu.

Les manipulations du presse-papier (clipboard) fonctionnent bien quand utilisées dans la même application entre applications intégrées (notamment dans la suite MS Office) mais des erreurs apparaissent fréquemment dans le cas de reproduction de données d’un logiciel à un autre. Il sera donc plus judicieux d’exploiter les fonctions d’exportation de données vers des fichiers au format (par exemple Excel) mieux contrôlé dans les développements spécifiques des progiciels.

Enfin, je reviens à l’usage du copier-coller. Par facilité, on se répète soi-même (copie d’un mail en vue de le retravailler et de l’adapter). Le risque de reprendre ses propres erreurs ou de laisser des textes anciens sans objet est élevé. Les cas sont malheureusement nombreux même dans le milieu professionnel (le cas d’offres reçues dans le cadre d'un marché public et contenant des données sans objet provenant d’autres appels d’offres est connu au CIRB). Finalement, pensant gagner du temps et par facilité, on ne s’outille pas bien et en réalité il y a une réelle perte de temps. De sérieux efforts restent à faire dans la structuration et la gestion de documents.
Avec un brin d’humour, je vous pose la question : « A votre avis, combien de copier-coller ai-je réalisés en écrivant ce blog ? »

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