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Brussel 2019, grote favoriet voor de top 5 van de intelligentste Europese steden

be smart

In deze blog heb ik wel vaker het lof van “Bruxelles ma belle” bezongen. Vandaag droom ik graag een stapje verder en laat mezelf toe koffiedik te kijken naar 2019, wanneer Brussel zichzelf automatisch heeft opgehesen naar de top 5 van de smart cities in Europa.
Opgelet, Brussel is vandaag reeds intelligent, getuige de talrijke slimme projecten die nu al de Brusselaar het leven een heel stuk makkelijker maken. Kort nog even de belangrijkste de revue laten passeren…

Dankzij Fix my street kunt u vandaag al alle incidenten aan de openbare weg aan uw lokale of regionale overheid signaleren, in real time. “Binnenkort” laat Clean my street u ook toe sluikstorten te signaleren aan Net Brussel. Dit opent meteen een breed pallet aan mogelijkheden om de burger beter te betrekken bij een correct beheer van de openbare ruimte.

Communiceren met de lokale overheid doet u in 2016 via een one-stop-shop, het elektronisch loket IRISbox via www.irisbox.be. 18 van de 19 Brusselse gemeenten bieden hun diensten aan op het elektronisch loket van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. In 2019 ontvangt u uw administratieve documenten uit IRISbox niet langer via Postman Pat maar uiteraard meteen in uw elektronische mailbox; een beveiligd document voorzien van een elektronische handtekening.

In 2019 zijn alle metrostations en de belangrijkste bus- en tramhaltes uitgerust met gratis regionale wifi Urbizone. Zo heeft de burger meteen gratis toegang tot de verschillende gratis slimme regionale applicaties terwijl hij of zij reist en/of wacht.

In 2019 stelt u zelf uw eigen mobile app samen aan de hand van de open data die massaal ter beschikking van iedereen wordt gesteld in de Brusselse open-datastore.

In 2019 zijn alle videobewakingssystemen op mekaar afgestemd en op mekaar aangesloten. In een wereld waar het beter beschermen van uw veiligheid helaas een noodzaak is geworden. Brussel is er klaar voor.

In 2019 is smartcity.brussels de unieke lokatie waar alle lokale en regionale overheden hun unieke content m.b.t. hun smart projecten voorstellen aan de hele wereld, maar eerst en vooral aan de Brusselaar natuurlijk.

In 2019 zijn alle leerlingen van de Brusselse middelbare scholen per definitie smart. Hun scholen zijn dan immers één voor één aangesloten op het supersnelle internet van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.

Natuurlijk begrijpen we ook wel dat andere Europese steden niet bij de pakken blijven neerzitten en zullen evolueren. Brussel is het aan zichzelf verplicht, als hoofdstad van Europa een extra tandje bij te steken en “best” of ten minste “better in class” te zijn.

U leest het, het zijn boeiende tijden en ik ben nog steeds bijzonder trots hiertoe mijn steentje bij te mogen-kunnen dragen. Lees hier hoe we Brussel stap voor stap slimmer maken > www.smartcity.brussels of volg ons op Twitter #SmartCityBru

Tony De Coux, contentmanager smartcity.brussels en heel smart himself uiteraard :-)
 

Réflexions autour de la Smart City

Smart City


Depuis 2008, on observe de profondes mutations dans nos sociétés occidentales. Dorénavant, plus de la moitié de la population mondiale vit en milieu urbain; nous sommes nomades et nos esprits, comme tous les objets qui nous entourent, sont connectés en permanence. Ce triple effet d’urbanisation, d’évolution de nos modes de vie et de digitalisation, impliquent, ou en réalité nous offrent, de nouvelles manières « intelligentes » de gérer les villes. C’est le concept de smart city, dont la Région de Bruxelles-Capitale expose sa vision et ses réalisations sur le portail smartcity.brussels.

Ces mutations sont portées par une telle accélération de l’évolution des technologies de l’information et de la communication (TIC) que l’on parle aujourd’hui d’un nouveau paradigme TIC. Celui-ci se compose des applications mobiles, des réseaux sociaux, de l’Internet des objets, de l’informatique en nuage (« cloud computing ») et de l’analyse de mégadonnées (« big data ») (1). Mais les nouvelles technologies n’impliquent pas seulement l’information et la communication : des avancées exceptionnelles ont eu lieu concernant les panneaux photovoltaïques, l’éclairage LED, les imprimantes 3D et les « laboratoires de fabrication (2) », les voitures électriques autonomes, la robotique, les drones, les gyropodes, etc. Ces nouvelles technologies sont à l’origine d’innovations spectaculaires dans notre manière de travailler, de consommer, de nous déplacer.

De plus, l’assimilation de ces nouvelles technologies par le citoyen se fait à une vitesse sans précédent. L’appropriation de la télévision par les populations des années cinquante a duré presque trente ans, celles de l’ordinateur une vingtaine d’année, et enfin l’usage du smart phone s’est généralisé en moins de cinq ans. On observe donc une évolution technologie exponentielle, initiée par les entreprises mais suivie de manière pro-active par les utilisateurs, qui modifie complétement notre manière de vivre en société, de nous percevoir, de nous penser.

J’adore donner cet exemple relatif à l’analyse des millions de données extraites de nos téléphones mobiles. Celle-ci met en évidence, parmi d’autres, la loi de la gravitation universelle (3). Cette loi nous dit que la durée d’un appel téléphonique entre deux personnes est inversement proportionnelle au carré de la distance entre elles (exactement comme la force d’attraction entre deux objets massifs). Si la distance entre deux correspondants est multiplié par deux, l’appel durera quatre fois moins de temps. On réalise alors avec stupeur que l’analyse de mégadonnées nous renseigne de manière tellement juste, précise et prédictive sur nos comportements, que nos positions philosophiques sur notre libre arbitre ne peuvent qu’en être modifiées en profondeur.

Le contexte étant maintenant posé, trois aspects de la smart city m’interpellent tout particulièrement. L’objectif de la smart city, l’adhésion des citoyens, et le positionnement des pouvoirs publics.

L’objectif de la smart city

Concernant l’objectif, la stratégie mise en place par les smart cities est d’utiliser les nouvelles technologies pour améliorer le fonctionnement de la ville. Améliorer le fonctionnement de la ville se traduit par un meilleur service public envers le citoyen, un meilleur usage des ressources et moins d’impact sur l’environnement. On y retrouve donc en filigrane les trois piliers du développement durable que sont l’humain, l’économie et l’environnement. Pour les promoteurs de la Smart City, c’est en misant sur les nouvelles technologies (le moyen) que l’on pourra répondre aux enjeux du développement durable des villes (l’objectif). Parfois, la réponse technologique ne sert pas toujours au mieux l’objectif de durabilité que l’on se fixe. C’est très clair si l’on se penche sur les KPI (key Performance Indicators) développés pour évaluer les smart cities. L’objectif de la smart city, et donc le KPI associé, est bien la qualité de l’air elle-même, et non l’existence d’un projet de mise en place de senseurs connectés pour des mesures citoyennes de la qualité de l’air. Et il n’est pas besoin de grandes études scientifiques pour comprendre que l’abrogation du système de voitures de société, par exemple, aura plus d’impact sur la qualité de l’air que le projet de senseurs connectés. Le concept de smart city s’élargit ainsi à tous les domaines de la cité, et repose désormais sur une gamme d’outils de plus en plus étendue.

L’adhésion des citoyens

L’adhésion du citoyen est, comme on le lit dans tous les articles sur le sujet, au coeur du développement des smart cities. En réalité, cette implication renvoie à une modification plus profonde de notre manière de vivre ensemble et pourquoi pas à une remise en cause de notre système démocratique actuel. Je suis, pour ma part, une fervente admiratrice du système de votation suisse, qui permet presque tous les trois mois au peuple (notion bizarrement totalement désuète dans nos contrées) de donner son avis, intelligent, sur les grandes décisions prises au niveau de la Commune, du Canton ou de la Confédération. J’ai, par ailleurs, étudié de nombreuses initiatives de consultations participatives dans le cadre de programmes d’urbanisme ou d’architecture. Dans le cadre des projets smart cities, de nombreuses initiatives de cocréation voient le jour en Europe. La grande tendance actuelle, en termes de cocréation, est l’utilisation de « Living Labs ». Le living lab met en place un écosystème d'innovation centré sur l'utilisateur afin de l’impliquer dans le processus de co-création et d’innovation en situation de vie réelle. Cette approche nécessite la participation de toutes les parties prenantes (les fournisseurs de technologies et de services, les acteurs institutionnels concernés, les utilisateurs finaux, citoyens ou entreprises) et une approche multi-méthode (une combinaison de méthodes et d'outils provenant de l’ethnographie, la psychologie, la sociologie, la gestion stratégique, l'ingénierie). Cette démarche d’avenir, passionnante, est bien expliquée sur le site de European Network of Living Labs (http://www.openlivinglabs.eu).

Le positionnement des pouvoirs publics

Enfin, l’adhésion des pouvoirs publics est un défi de taille. Les nouvelles technologies nous obligent, en termes de gestion et d’organisation, à modifier notre trajectoire et nos habitudes par un virage à 180 degrés. En tant que pouvoirs publics, nous sommes plutôt un semi-remoque qu’une petite voiture de sport… Ces modifications profondes doivent être portées par les administrations, qui, dans un contexte légal rigide, sur un territoire de plus en plus complexe, avec une gouvernance en alternance et une situation de sous-effectif chronique, sont particulièrement mal outillées pour du Change Management. La mise à disposition pour tous, de manière gratuite, des données publiques est un bon exemple. Tout le monde s’accorde, à juste titre, pour dire que la donnée est « le carburant de la smart city » et que la mise à disposition de données créera des milliers d’emplois et de revenus indirects pour la Région. La récolte en temps réel, le contrôle de qualité, le nettoyage, la mise en catalogue, la maintenance des données sont des opérations qui demandent du temps et du savoir-faire. Une obligation légale, beaucoup de communication, et des projets orientés comme des Business Case afin de mettre en avant les avantages financiers ou en termes de ressources humaines en interne : voilà les outils à mobiliser.

Pour conclure, le message que j’aimerais faire passer concernant le concept smart city, c’est que malgré la forte connotation technologique, le fil rouge c’est le citoyen; que les changements et les défis sont énormes, mais excitants et pleins de potentiels; qu’il existe de nouvelles manières de faire intéressantes, ayant déjà fait leurs preuves dans d’autres grandes villes européennes, et qu’il faut s’en saisir.

 

(1) Citizen-Driven Innovation. A guidebook for city mayors and public administrators, World Bank and the European Network of Living Labs.

(2) Un « fab lab » (contraction de « fabrication laboratory ») est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d'outils, notamment des imprimante 3D pour la conception et la réalisation d'objets. Voir, à ce sujet, la charte des fab labs mise en place par le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ils existent 3 fab lab à Bruxelles.

(3) Le Monde, 30 septembre 2015, Big data. Le mobile prend le pouls des foules.

 

La smart city, cité sans fonctionnaires ?

un fonctionnaire
La smart city et, plus spécifiquement, l’automatisation administrative liée au big data, signifient-elles l’effacement des administrations ou, au contraire, leur redéploiement ? Les fonctionnaires n’auront-ils plus de travail dans les prochaines années ? Ou plutôt, ne travailleront-ils plus de la même manière ni aux même tâches qu’aujourd’hui ? Un fameux défi pour la ville intelligente.


 

Faire la queue, personne n’aime ça. Que ce soit à la caisse d’un cinéma ou au guichet d’une administration, la perspective a beau être plus réjouissante dans le premier cas (quoique, on n’est jamais à l’abri d’un navet), c’est du temps perdu. Et nous sommes d’autant moins enclins à laisser s’échapper ces si précieuses minutes lorsqu’il s’agit de nous adresser à une administration.

Dès la porte de la maison communale (c’est un exemple) franchie, plus d’un citoyen parfaitement anonyme se transforme illico en Super-Impatient. Hulk s’énerve tout vert ; eux voient rouge. Que la timide stagiaire préposée à l’accueil confonde l’étage de l’état civil et celui des travaux publics et c’est déjà l’escalade. C’est bien simple : une administration serait, par définition, ce creuset malfaisant de l’incompétence, du népotisme, du parasitisme et de tant d’autres tares qui « mènent notre civilisation au désastre » et la « nivellent par le bas ». Et cela, qui plus est, aux dépens des « vrais » travailleurs via les impôts forcément confiscatoires.

Rassurons donc ces ronchons (que nous sommes tous, confessons-le) : bientôt, la transition numérique aura exterminé cette sangsue tentaculaire (comme monstre, ça la pose un peu !) que serait le service public. D’ailleurs, dans 20 ans, la moitié environ des métiers connus aujourd’hui aura disparu sous les coups de boutoirs de l’automatisation comme le veut la prédiction établie par des chercheurs de l’Université d’Oxford dans leur étude « The future of employment: how susceptible are jobs to computerisation? ». Pourquoi donc l’administration échapperait-elle à cette extinction annoncée des fonctions ?

Le big data, nouveau cap

La smart administration prend en effet une tournure de plus en plus concrète. L’informatisation des services publics, ce n’est plus – depuis longtemps – mettre des ordinateurs à la place des machines à écrire. Le cap qui se présente aujourd’hui, c’est celui du big data. On le sait bien : la puissance publique, de l’État aux communes, est assise sur un gisement de données qui nous concernent jusqu’au cœur de notre intimité et de notre vie privée. Elle exploite déjà ces données pour administrer son action – autrement dit délivrer des prestations aussi diverses qu’établir une carte d’identité, déterminer le droit à une prime à la rénovation ou rembourser des frais de santé.

Mais, comparativement au potentiel de ce gisement de données, l’État fait encore figure de modeste orpailleur outillé d’un tamis troué. Le big data, à côté, c’est la mine d’or à ciel ouvert où fourmillent des dizaines de bulldozers. On avance, cependant : le modèle du guichet électronique IRISbox – qui permet déjà de s’économiser les crises de nerfs dans les maisons communales évoquées plus haut – n’est encore qu’une reproduction – certes efficace – des procédures existantes. Un pas plus loin, le nouvel intégrateur de services régional Fidus pose les premiers jalons vers la circulation des données entre administrations. Votre enfant entre à l’Université ? Par une interrogation automatisée des données dispersées entre administrations, son inscription devrait suffire à débloquer la bourse d’études à laquelle il peut prétendre.

Ce service public personnalisé est l’un des « 4P » mis en évidence par Elisabeth Grosdhomme Lulin, experte en innovation et ancien haut fonctionnaire auprès des cabinets des Premiers ministres Balladur et Juppé en France, dans son étude « Gouverner à l’ère du Big Data, Promesses et périls de l’action publique algorithmique », publiée par l’Institut de l’Entreprise. Les trois autres « P » étant : la prédiction, la prévention et la participation.

« Créer des citoyens … pas des usagers, ni des clients »

Où cela nous mène-t-il ? Et comment nos administrations vont-elles évoluer ? L’auteure, loin du libéralisme – souvent débridé pour ne pas dire ultra – de l’Institut de l’Entreprise, paraphrase à ce sujet l’économiste Peter Drucker, père de la formule « There is only one valid definition of a business purpose : to create a customer » pour écrire : « Le but de l’action publique est de créer des citoyens. Pas des usagers, ni des clients, mais des citoyens. »

Parallèlement, quelles seraient les fonctions de l’administration publique dont on peut prédire l’extinction ? Logiquement, il s’agira des postes où la créativité et l’intelligence humaines trouvent le moins à s’exercer, en raison de tâches répétitives. On en trouve quelques exemples dans ce graphique illustrant la probabilité que votre emploi disparaisse dans les 20 prochaines années selon l’étude des chercheurs d’Oxford. Tout en haut de l’échelle de risque, le rôle des dinosaures est endossé par des jobs comme secrétaire ou employé des postes (mais aussi mannequin voire pilote d’avion : fini de rêver…) ; tout en bas, les gagnants de ce nouveau darwinisme sont les fonctions qui résisteront le mieux à l’automatisation, vers lesquelles donc vous devriez pousser votre enfant : les professions de la santé mentale, les responsables d'atelier et les thérapeutes récréatifs.

Pour que l’extinction des métiers ne soit pas synonyme de raréfaction encore accélérée des emplois, comme c’est massivement le cas depuis la fin des années 60 suite à l’explosion de la productivité tant dans l’industrie que dans les services, n’est-il pas temps d’accompagner sérieusement ces changements ? La proposition d’une fonction publique qui « crée des citoyens » pourrait être le point de départ de cette révolution autrement copernicienne que celle proposée en son temps pour l’administration fédérale. Hélas, les débats clivés autour de la fonction publique et des services qui l’accompagnent, encore une fois illustrés à l’occasion des grèves des cheminots de janvier, n’incitent pas à l’optimisme.

Le facteur sonne toujours deux fois !

The postman always rings twice

Qui parmi vous, en cette fin d’année, n’a pas fait quelques acquisitions sur un site d’e-Commerce ? Allez, reconnaissez-le, vous êtes faibles et vous avez cédé … mais au moment d’entrer vos coordonnées et surtout celle de votre précieuse carte bancaire n’avez-vous pas ressenti une petite appréhension, n'y aurait-il pas un vilain pirate à l’affût ?

Pour vous faire revenir et « faciliter » vos achats, de nombreux sites d’e-Commerce vous proposent de CONSERVER vos coordonnées de paiements pour votre prochaine visite. En voilà une bonne idée ! Donc lors de votre prochain achat, clic, clic, emballez c’est pesé, expédié dans la foulée, sans même sortir le petit morceau de plastique de votre portefeuille. C’est-y pas beau tout çà ?

Bon, maintenant que la fièvre acheteuse retombe, prenez un peu de temps pour RÉFLÉCHIR …

Votre numéro de carte de crédit est donc conservé dans une base de données, que dis-je dans plusieurs bases de données, puisque vous achetez chez Amazon, à la Fnac, chez Rue du Commerce, sur iTunes, … et votre accès est protégé par un couple de « confiance » les fameux « utilisateur » et « mot de passe ».

Alors euh … votre utilisateur … votre adresse email je parie, autant dire que tout le monde la connaît. Votre mot de passe … le même sur tous ces sites sinon c’est trop compliqué à retenir.

Tant que vous y êtes, n’oubliez pas non plus de répondre aux mails de phishing qui vous demandent très poliment de leur envoyer votre mot de passe ;-)

Alors comme c’est Noël et que je suis très bon avec vous, je vais vous donner quelques petites astuces simples pour que votre carte de crédit ne devienne pas une carte cadeau pour pirates débutants.

La plupart de ces sites proposent la « two factor authentication » (d’où le titre du post pour ceux qui n’auraient pas captés). De quoi s’agit-il ? En fait c’est tout simple, en plus du couple de traitres « utilisateur » et « mot de passe », il s’agit de confirmer que c’est bien vous, en donnant un code généré de manière unique, comme avec le digipass de pour votre application bancaire, par une application que vous installez sur votre smartphone ou que vous recevez via un SMS.

Pour les plus geek d’entre vous, certains sites proposent même l’authentification au moyen d’une clé hardware … allez un peu de pub www.yubico.com.

Bien sûr vous pouvez aussi demander que le facteur sonne une deuxième fois pour un grand nombre d’applications web autre que l’e-Commerce, mail, partage de fichiers, … twofactorauth.org.

Encore une dernière petite chose, comme on n’est jamais trop prudent, je vous recommande aussi d’utiliser une carte de crédit prépayée (Master Card PREPAID) pour vos achats sur le web, en effet ce type de carte n’est pas lié à votre compte bancaire, mais peut être rechargée par vos soins via un simple virement bancaire. On ne peut donc dépenser que l’argent qui s’y trouve, bref vous fixer vous-même le niveau de risque.

Un facteur prévenu en vaut deux ! 

Youpie, Bruxelles est gratuit !

Une fois n'est pas coutume, je vais faire de la retape pour un de mes projets (puis ça fera monter les stats de consultations des pages web) : la rubrique Bruxelles Gratuit sur le portail régional.

Le principe, comme je l'explique souvent : comment profiter de la capitale pour pas un balle ! Et quand je dis pas un balle, c'est zéro euro, rien, nada, que dalle !

Quand j'ai créé la rubrique en 2009 (dis, pfffiou, l'iPhone avait 2 ans et Facebook 5, un autre monde), il y avait bien entendu les grosses institutions, genre grands musées, qui organisaient déjà la gratuité un jour par mois (maintenant pour certains, c'est déjà plus qu'une après-midi par mois, mais bon, ça c'est un autre débat). Puis, petit à petit, on a construit le nid du gratuit. J'ai même été très étonnée du nombre d'activités de qualité et gratuites proposées. Sans rentrer dans un débat communautaire, il faut reconnaître que l'offre côté néerlandophone était bien plus étoffée.

Bruxelles Gratuit est divisée en une vingtaine de thématiques, avec près de 500 idées de sorties ou d'activités gratuites. Il y en a pour tous les âges et tous les goûts : jardinage, lecture pour enfants, sport, conversation en langue étrangère, théâtre, concert, groupe d'entraide, visite guidée… même des cours d'astronomie et des soirées jeux !

Une fois par an, on fait une grosse révision des adresses et des infos. Et en cours d'année, des nouveautés sont ajoutées : elles se reconnaissent à un petit rond rouge !

Mais presque 6 ans plus tard, je dois quand même constater que l'offre se réduit, en tous les cas pour ce qui est d'une gratuité permanente. Les événements ponctuels, par contre, du style concert, conférence, atelier, etc, sont eux en augmentation. Et pourtant, ceux-là, vous ne les retrouverez pas dans Bruxelles Gratuit ! Eh non ! Nous sommes partis du principe que la rubrique n'est pas un agenda : on se limite (et c'est déjà un sacré boulot) aux activités récurrentes et gratuites. Pour les agendas, d'autres sources existent sur le web comme www.agenda.be ou www.out.be.

Enfin, je dois quand même un peu nuancer ça : comme la demande est bien là pour ce type d'info (les stats de consultation des pages web le prouvent), je publie chaque vendredi matin une idée de sortie gratuite sur la page Facebook du portail régional. Une expo, un concert, une conférence, un atelier… on essaye de ratisser large et dans toutes les langues.

Vous n'avez donc plus aucune excuse pour ne pas « sortir ». Et si vous repérez des erreurs ou des oublis, n'hésitez pas à les communiquer !

Sur ce, et puisque c'est la période, je vous souhaite de passer de belles fêtes avec ceux que vous aimez et qui vous aiment !

La prochaine fois, je vous parlerai d'un autre de mes bébés : la rubrique Bruxelles Insolite !

Sécurité et protection des libertés

une caméra de surveillance

L'année 2016 démarre avec un sentiment d'inquiétude au regard des événements vécus les derniers mois de 2015, mais également avec la satisfaction de constater que le CIRB avait engagé, il y a déjà plus de 3 ans, la mise en oeuvre du projet de vidéoprotection de la Région de Bruxelles-Capitale.
À chaque tragédie, des attentats de Boston à l'attaque du Musée Juif de Belgique, des attentats perpétrés en novembre 2015 à Paris jusqu'à la mise en état d'alerte maximum à Bruxelles, les décisions politiques ont été prises pour confirmer le processus engagé et nous donner les moyens financiers pour le mettre en oeuvre.

Nous sommes à un tournant où il est essentiel de veiller à la protection des libertés. La capacité à pouvoir assurer cette protection passe par le contrôle strict des échanges de données à caractère personnel par la Commission de contrôle bruxelloise et par la mise en place effective d'un réseau cohérent et harmonisé de vidéoprotection.

Le CIRB poursuivra en 2016 la réalisation de cet engagement fondamental pour la Région de Bruxelles-Capitale.

Le management préhistorique ou ‘le complexe de la vente à la criée’

un manager autoritaire

A travers mes petits billets d’humeur (ou d’humour, c’est selon), vous me découvrez doucement … Ce que vous ne savez pas (arrêtez de fouiller LinkedIn, même en anonyme, j’sais que c’est vous !), c’est que mon ancien job de consultant m’a fait passer par plein de sociétés différentes. Dans certaines, je suis resté un temps, dans d’autres, la moitié d’un temps ;) Au total, j’ai pu rencontrer beaucoup de managers, de responsables IT, de directeurs IT et toutes sortes d’autres personnes cherchant à indiquer à des tiers ce qu’ils devaient faire.

On pourrait vraiment s’amuser à classifier ces gens; entre les timides maladifs et les foudingues qui crient leurs ordres, il y a un monde que je suis content d’avoir découvert, même si je me serais bien passé de rencontrer certaines personnes.

Dinosauresque

Parmi tous ceusses que j’ai rencontrés, il y a un type de manager très particulier et très irritant : le "manager préhistorique", dont le fer de lance est “Je crie donc je manage”.

Haaa… celui-là, c’est quelque chose ! Il a une autre spécialité : attendre qu’un collaborateur s’enfonce dans ses soucis, peu importe d’où ils viennent (même et surtout si c’est du manager lui-même) et attendre encore, jusqu’au point catastrophique et là ... Là ! C’est le Big Bang ! La grande débauche de cris, le plus fort possible pour que toute la boîte (surtout) entende et reconnaisse ainsi sa toute-puissance.

Le management basé sur la crainte

Vous me direz : et la remise en question alors ? Ben non… Il n’y en pas… Jamais…

Personnellement, j’ai beaucoup appris de ces personnes. J’ai appris ce que je ne devais pas faire ! Et je ne le fais pas ! Mon but, en tant que manager, est que mon équipe se sente bien dans ses baskets, sur lesquelles poussent les ailes de la confiance et de l’optimisme. Je veux qu’ils puissent se dire : “Chouette, au boulot !” le matin en arrivant, et qu’ils profitent à fond de leurs week-ends et vacances sans arrière-pensées. Partager mon expérience avec eux, les voir évoluer, rire avec eux. Bref… vivre en harmonie avec eux.

Et la décision, dans tout ça ?

Haaaa oui ! ZE grande prérogative du chef : "Je décide !" …. Même si dans notre société hiérarchisée, il est admis que le chef décide et les autres "font", je pense qu’il est bien qu’une décision soit prise de commun accord, ou au moins expliquée à son équipe.

C’est vrai qu’un manager applique souvent les décisions d’un manager supérieur à lui-même, ou même celles de son comité d’administration. Mais ce n’est pas une raison pour donner des ordres comme on colle un autocollant sur une fenêtre... Enrichissez vous : demandez l’avis de votre équipe, ce sont eux les experts de terrain !

Bon, on est potes alors ?

Hum… ça, c’est la porte ouverte à pas mal de soucis… Malgré tout, nous restons l’”autorité”, qui n’est à utiliser que lorsqu’un membre de l’équipe glisse sur un peau de banane laissée là par Murphy ! Cependant, là encore, rien ne sert de crier, il faut intervenir à temps ! Il est nécessaire de bien définir le cadre de travail et quelles sont les limites dangereuses pour lesquelles il vaut mieux appeler le manager de l’équipe à la rescousse.
Donc, trop pote = difficile de remettre les idées en place chez un collaborateur. A méditer ;)

En bref...

La fonction de ‘chef’ n’est d’aucune utilité si elle doit être utilisée explicitement. On est là, en tant que manager, pour indiquer la direction à suivre et "récupérer" ceux qui se trompent de chemin.

C’est mon avis… qui n’engage que moi… Cependant, cela me fait plaisir que Johnny soit d’accord avec moi :-) 

Diriger et apprendre ne sont pas dissociables. (John F. Kennedy)

Bitcoin : la révolution

Bitcoin

Bitcoin, vraie révolution pour certains et technologie obscure pour d'autres.
Le bitcoin est la plus connue des monnaies dites numériques, cette monnaie est stockée par l’utilisateur sur un portefeuille numérique, un « Digital Wallet ».

Le Digital Wallet est associé à une adresse Bitcoin, qui est l’équivalent de votre numéro de compte en banque et est utilisé pour effectuer des transactions en ligne.

Des paiements en bitcoin peuvent être réalisés via une application mobile ou des services en ligne, des distributeurs de bitcoin existent et permettent d’acheter et d’enregistrer des bitcoins dans votre Digital Wallet. Les transactions sont réalisées entre deux adresses bitcoin, comme pour une transaction bancaire classique.

La technologie Bitcoin est très complexe et si mes explications vous paraissent simples, c’est uniquement dans un but d’initiation, de compréhension. Bitcoin rejoint le concept de monnaie alternative ou complémentaire, fonctionnant en parallèle avec notre système financier.

Mais le vrai défi n’est pas tellement dans la monnaie numérique en tant que telle, mais bien dans son fonctionnement et son utilisation, comme avec l’or, le Bitcoin peut être utilisé comme système de transaction anonyme pour des activités illégales, avec comme place de marché principale, le Darknet, échappant ainsi à tout contrôle.

À l’instar de l’or, toutes les transactions Bitcoin réalisées depuis 2009 sont tracées et enregistrées dans la blockchain. Cœur de la technologie Bitcoin, la blockchain est comme un grand livre de compte. Toutes les transactions sont écrites, publiques, distribuées et décentralisées à travers internet. Par ailleurs, les transactions sont visibles en ligne et en temps réel (ou presque) , ici ou ici.

Il n’existe pas d’autorité centrale ni de régulateur et la monnaie est créée par des utilisateurs actifs, appelés des « mineurs », tel un mineur d’or à l'époque du farwest.. Le sujet est tellement vaste qu’un post ne suffira pas pour en parler, rien de mieux qu’une petite vidéo.

Le Taux de change actuel en US dollars est de 394$ pour 1 BTC.

Aujourd’hui, la technologie blockchain et le bitcoin suscitent l'intérêt des grandes institutions financières. Des budgets sont dégagés pour la R&D, les offres d’emplois explosent, de Londres à New York, les organes de régulation financiers tentent de réguler le Bitcoin et certains économistes prédisent que la technologie blockchain rendra le système interbancaire actuel obsolète.

Les applications de la blockchain sont apparemment presque illimités et bitcoin n’est que la partie visible de l’iceberg

La réalité ? Personne ne la voit. Tout le monde la construit

être postiif ou être négatif

Les relations humaines, comme vous le savez, sont complexes et souvent sujettes à débat. Nous sommes des êtres sociaux certes, mais la complexité de ces rapports humains rend souvent les relations difficiles lorsqu’il faut s’entendre, collaborer, échanger et manager. Ainsi, lorsqu’un désaccord se profile entre des intervenants, nous sommes souvent surpris de constater la divergence de vue qu’il peut y avoir entre les protagonistes par rapport à une réalité que l’on pensait être claire et limpide, mais il en va rarement ainsi.

La réalité n’existe pas, nous ne pouvons que la percevoir, mais ce faisant nous la déformons.


Comment créons-nous notre réalité ? Premièrement, par le biais de nos sens. La quantité d’informations que nous percevons et que nous pouvons traiter et stocker dans notre cerveau est limitée. Il est donc nécessaire d’effectuer un filtre, à savoir une sélection parmi l’ensemble des stimuli qui nous entourent. Sans ce filtre, la vie serait ingérable. Deuxièmement, nous construisons notre réalité en fonction de nos expériences. A titre d’exemple, une fois adulte, lorsque nous voyons une plaque à induction prendre une couleur rouge, nous en déduisons que c’est chaud et qu’il ne faut pas y mettre la main sous peine de se brûler. L’enfant, quant à lui, doit apprendre et ne fera pas ce type de déduction. La présence d’un adulte lui expliquant le danger est fondamentale. Sans ce transfert de connaissance, il est fort probable que l’enfant le découvrira à ses dépens en l’expérimentant par lui-même. 

Quelles sont les conséquences de ce postulat dans notre quotidien ? Si nos expériences nous offrent l’avantage de ne pas devoir tout réapprendre à zéro lorsque nous sommes confrontés à des situations similaires (exemple : conduire une voiture d’une autre marque que la nôtre), la perception de nos expériences peut également mener à des états de mal-être importants et générer de l’angoisse voire une véritable dépression chez l’individu.
Prenons l’exemple de Lisa, une employée qui reçoit la remarque suivante de son responsable à propos de son travail : « Il y a une erreur dans votre tableau. La somme de la seconde colonne n’est pas exacte. Merci de corriger, s’il vous plaît. ». Il y a plusieurs réactions possibles de Lisa face à cette remarque. Elle peut tout simplement se dire qu’elle a commis une erreur, que ce n’est pas grave et qu’elle fera le nécessaire pour éviter que cela se reproduise. Elle peut également se dire qu’elle est nulle, que son employeur ne peut pas compter sur elle et qu’elle va probablement perdre son emploi. Ces 2 réactions seront étroitement dépendantes de ses expériences antérieures et des représentations (pensées, sentiments, croyances, souvenirs, etc.) qu’elle s’est forgées au fil du temps.

Ainsi, percevoir est indissociable de concevoir. Quand nous percevons, cela génère des émotions et nous en créons des idées qui peuvent être positives, neutres ou négatives. Le problème survient lorsque l’idée est négative. Nous créons alors ce que l’on appelle des croyances. Ce sont ces croyances qui vont, à l’avenir, mener la danse, influencer nos comportements et notre vision du monde. Citons à titre d’exemple, les expressions suivantes : "ça n’arrive qu’à moi !", "Je n’y arriverai jamais !", etc. Qui ne les a jamais prononcées ? Pourtant, ces constructions que nous faisons de la réalité, à travers nos expériences, nous limitent fortement dans notre développement personnel et dans notre épanouissement. Tout se passe un peu comme si nous avancions avec des chaines aux mains et des boulets aux pieds qui nous empêchent de nous élever.

Reprenons l’exemple de Lisa qui pense qu’elle n’y arrivera jamais, que c’est trop dur pour elle. Eh bien se faisant, elle s’empêche de se connecter à ses ressources pour mettre en place les stratégies de résolution du problème. En persistant et en faisant de nouvelles expériences avec cette même croyance, elle va renforcer le caractère limitant de celle-ci, elle va connaître des échecs et petit à petit, elle va se forger l’idée, la preuve qu’en effet, elle n’y arrive jamais. Cela n’est, dès lors, plus une simple croyance mais cela devient une réalité, SA REALITE immuable et intangible.

La clé pour sortir Lisa de ce schéma limitant consiste à provoquer un changement d’opinion sur ses compétences. Pour y parvenir, il faut recadrer ! Recadrer, c’est apporter un nouvel éclairage sur la situation et permettre à Lisa de construire une autre perception de la réalité. Laissez-moi vous raconter cette anecdote célèbre, qui illustre parfaitement mon propos et la puissance du recadrage sur le fonctionnement d’autrui.

Lors d’une émeute parisienne au 19ème siècle, un officier reçut l’ordre de faire évacuer une place en tirant sur la “canaille”. Il ordonna à ses soldats de prendre position en mettant la foule en joue. A ce moment-là, tandis qu’un grand silence se faisait, il sortit son épée et s’écria: “Mesdames, Messieurs, j’ai reçu l’ordre de tirer sur la canaille. Mais comme je vois devant moi beaucoup de citoyens honnêtes et respectables, je leur demande de partir pour que je puisse faire tirer sans risque sur la canaille”. La place fut vidée en quelques minutes. (Watzlawick – « Changements »)

Dans le cas de Lisa, le recadrage consisterait à lui dire : « Jugerais-tu toute la valeur d’une personne sur base d’une erreur dans un tableau ? Non ? Alors pour quelle raison ton chef le ferait-il, lui ? » ou encore « Lorsque Federer met la balle dans le fillet, il commet une erreur ! Cela fait-il de lui un joueur nul ? »

L’erreur est humaine et ce n’est pas à travers une erreur que se résume toute la valeur de son travail et de sa personne. Il serait bon que nous retenions tout cela lorsqu’on reçoit une remarque ou lorsque nous en formulons une à autrui. En guise de synthèse, je citerai cette phrase qui résume parfaitement cet article :

Ce ne sont pas les choses elles-mêmes qui nous préoccupent, mais l’opinion que nous en avons ! (Epictète)

Elémentaire mon cher Watson !

Dr Watson & Sherlock Holmes

Non, bien entendu, je ne vais pas vous parler de Sherlock Holmes ou d’une de ses fameuses enquêtes. Pour ceux d’entre vous un peu branchés, vous êtes probablement déjà sur la piste … qui est celle des dernières avancées ou niveau de l’Intelligence Artificielle (IA) et principalement dans le domaine du « Deep Learning », une technologie d'apprentissage, basée sur des réseaux de neurones artificiels, qui en moins de cinq ans a complètement bouleversé le domaine. 

Sans vouloir faire trop de publicité à IBM, mais il faut avouer qu’avec le programme « Deep Blue » (leur super ordinateur dans les années 90) ils en étaient déjà les précurseurs, ils viennent à nouveau de faire le buzz avec « Watson » leur dernière plateforme.

« Watson » est une plateforme technologique combinant des processus d’analyse en langage naturel et d’apprentissage machine afin de traiter de larges quantité de données non structurées. Pour ce faire, il ne traduit pas seulement une question en langage informatique pour proposer une réponse, mais il tente également de trouver une signification en se basant sur les connaissances qu’il a accumulées soit par apprentissage ou par stockage en mémoire. Sa réponse est donc basée sur des hypothèses élaborées à partir d’algorithmes de réflexion, tout en y joignant un indice de confiance. Il peut ainsi formuler une réponse argumentée. Au travers de ces mécanismes d’apprentissage automatiques, la plateforme a la  possibilité d’apprendre de ses erreurs, tout comme un enfant le ferait.  Si bien que Watson se rapproche aujourd’hui de la compréhension humaine … Whoaw !!

Quant aux concepts de deep learning, il s’agit de techniques d'apprentissage permettant à un programme de reconnaître des images ou de comprendre le langage parlé. Comme l’explique Yann LeCun, un des chercheurs les plus influents dans le domaine : « La technologie du deep learning apprend à représenter le monde. C'est-à-dire comment la machine va représenter la parole ou l'image par exemple ». Il cite notamment cet exemple : « Comment reconnaître une image de chat ? Les points saillants sont les yeux et les oreilles. Comment reconnaître une oreille de chat ? L'angle est à peu près de 45°. Pour reconnaître la présence d'une ligne, la première couche de neurones va comparer la différence des pixels au-dessus et en dessous : cela donnera une caractéristique de niveau 1. La deuxième couche va travailler sur ces caractéristiques et les combiner entre elles. S'il y a deux lignes qui se rencontrent à 45°, elle va commencer à reconnaître le triangle de l'oreille de chat. Et ainsi de suite. ».

Stephen Hawking, parmi d’autres, s’est alarmé quant à la possibilité qu’un jour l’IA pourrait détruire la race humaine, ou dans un premier temps la dépasser en intelligence. Ce n’est évidemment pas le but de « Watson », IBM cherche tout simplement (en plus de dégager de nouvelles sources de business, bien entendu) de rendre les humains plus performant en leur apportant une aide externe pouvant répondre de manière adaptée à leurs requêtes. Et si vous n’y croyez pas, j’espère alors que vous n’êtes pas des « addicts » de Siri, Cortana, ou Google Now. Preuve s’il en est que tout le monde s’est lancé dans le domaine.

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