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Les femmes dans les filières STEM

Il y a quelques semaines, ma collègue Chantal m’a gentiment proposé d'écrire le dernier post de l’année.

J’avoue : cela n’a jamais été mon fort ; ni parler aux conférences, ni intervenir dans de grandes assemblées ou encore publier sur des blogs.
Confrontée à la « deadline », je me retrouve donc devant une page blanche. Quel sujet vais-je bien pouvoir choisir pour cet article ?

Un an et quelques mois au CIRB, un travail passionnant, des collègues motivés et compétents, des défis nombreux, des journées bien remplies… Parmi les sujets qui m’ont occupée cette année au quotidien, mais également dans mes réflexions, lequel choisir ?

Raconter les différents défis qui nous attendent dans les prochaines années ?

La Digital Transformation dans le service public

Notre propre transformation digitale ainsi que celle de nos clients, avec leurs spécificités, constituent un fameux défi que nous devrons relever, qui touche tous les départements, notre organisation de manière globale, notre manière de penser et de collaborer.

Aller plus loin dans l’innovation

Innover toujours plus et suivre les tendances IT (projets-test sur le blockchain, les chatbot, l’IoT, …) ?

Comment avoir une stratégie d’innovation plus systématique, tout en laissant le temps à chacun de participer à des projets de collaboration tant internes qu’externes, à des « hackatons », d’être partie prenante de cet univers de startups et de citoyens qui réfléchissent à l'utilisation des open data mises à disposition par les administrations publiques ?

Oui, ce sont aussi des sujets importants, auxquels nous accorderons une plus grande attention encore dans le futur.

Data Analytics & Big data

D'autres sujets sur lesquels nous reviendrons certainement : le Data Analytics et le Big data. Le CIRB a un rôle central à jouer dans ce cadre, tant pour améliorer ses propres applications que pour supporter les autres institutions dans leurs analyses de données.

Les femmes et les filières STEM

Mais finalement, non.  Je souhaite vous parler des femmes dans les métiers du digital et de l’IT.
En tant que responsable d’un département IT, et femme travaillant dans des départements IT ou techniques pour la plus grande partie de ma carrière, j’ai souvent été confrontée au fait d'être une des rares femmes assises autour de la table, et ce pour 2 raisons :

  • plus les femmes montent dans la hiérarchie, moins elles sont nombreuses
  • dans les départements techniques, elles le sont encore moins
En cette fin d'année 2017, il continue à être important de mettre en avant la faible représentation des femmes dans les métiers du digital et de l’IT, la faible représentation des femmes dans les filières d’études scientifiques, à l’exception des filières médicales.

Un de mes collègues me disait récemment : « il y en a un peu marre de tous ces événements organisés pour les femmes. Même chez les avocats, ils commencent aussi. Pourtant ils n’en ont pas besoin. ».  Peut-être ; on pourrait le penser.

De certaines études universitaires ou cycles courts, autant de femmes que d’hommes "sortent" par an. Mais là, le problème se situe au niveau du plafond de verre, ce plafond à hauteur variable pour chacune, invisible mais où, d’année en année, de niveau en niveau, passent à travers moins de femmes que d’hommes.Dans les positions de management en général, voire de direction, quel que soit le département, les femmes sont encore en général sous-représentées, alors que la représentativité dans les échelons inférieurs est tout à fait raisonnable. Cette étude de McKinsey l’évoque plus en détail.
Le graphique suivant le montre encore mieux. Les chiffres, valables pour les US, sont tout autant corrects pour l’Europe.

Je profite de cet article pour vous mettre également le lien vers un Ted Talk que j’aime beaucoup de Sheryl Sander, COO de Facebook.  Elle donne 3 conseils aux femmes que je vous livre pour réflexion :

  1. Sit at the table
  2. Make your partner a real partner
  3. Don't leave before you leave

Devons-nous pour autant avoir des quotas ?  Peut-être dans les conseils d’administration ; par contre, à l’intérieur des entreprises, ce n’est pas possible à l’heure actuelle. Si 10, 20, 30% de femmes sortent de filières STEM (informatique, écoles d’ingénieur, …), il est difficile d’imaginer en avoir plus à l’intérieur de l’entreprise. Il faut donc travailler en amont, et avec une perspective à long terme, tant sur le choix des études que sur les stéréotypes.

Assez parlé de la position des femmes en général, et j’espère que je vous ai donné l’envie de lire plus sur le sujet et de regarder certaines choses avec une autre perspective.

Pour les filières STEM (IT, ingénierie, scientifiques), la présence féminine faible l’est à tous les niveaux, vu que le taux d’hommes et femmes n’est déjà pas identique lors des études.
Que veut dire STEM ? Science, Technology, Engineering et Mathematics, un acronyme qui recouvre un large éventail de disciplines en technologie, technique, sciences exactes et mathématiques.

Il y a quelques mois, je lisais dans Datanews un article assez surprenant, indiquant que « les jeunes filles belges s'intéressent plus tardivement aux STEM que dans d'autres pays européens, et abandonnent aussi plus vite qu'ailleurs. » L'enquête entendait essentiellement vérifier pourquoi et quand les jeunes filles perdaient leur intérêt pour les STEM. En effet, en dépit des efforts menés, les STEM semblent toujours attirer un public essentiellement masculin.

En Belgique, la fenêtre d’opportunité où les filles commencent à s’intéresser aux sciences et arrêtent de s’y intéresser est entre 12 et 14 ans, plus courte que dans la majorité des pays européens.

Les raisons évoquées ou analysées pour ce non-choix d’études sont

  • une conviction partagée par la moitié des filles que les garçons sont meilleurs en science ;
  • le fait qu’il manque de représentations concrètes de ce à quoi les sciences servent par rapport au besoin de concrétisation des filles. 

Rajoutons à cela le manque de modèles dans le domaine scientifique ou IT : enseignants, parents, experts, amies… Il est parfois aussi difficile pour des filles de justifier leur choix d’études scientifiques par rapport à leur entourage ou leur groupe d’amies.

En Belgique, nous avons vraiment à travailler dès la maternelle et pas seulement aux Journées Carrière de fin de secondaire, en tant que parents, adultes, professionnels, pour donner et faire garder aux filles le goût des sciences, de l’informatique et du coding. C’est valable aussi pour les garçons d’ailleurs, étant entendu que les filières STEM sont plutôt désertées au profit de filières en sciences humaines ou économiques, à l’heure actuelle.

Il est important de faire découvrir les sciences par l’expérience, des expériences qui touchent le quotidien de nos enfants. Quelques ASBL sont dans le créneau pour donner le goût des sciences, du coding, de la robotique aux enfants, telles La Scientothèque.

Pour l’informatique et le coding, il est tout autant important de le faire vivre dans le quotidien de nos étudiants.  Alors que la technologie est partout, qu’ils utilisent PC, tablettes et smart phones dans leur vie quotidienne, les enfants n’ont pas ou trop peu d’initiation à ces technologies qui les entourent.
Des initiatives comme Coderdojo sont excellentes pour les enfants : un endroit où ils peuvent aller coder avec un parent et où ils sont secondés par des professionnels bénévoles.
D’autres initiatives telles que celle-là pourraient avoir lieu également dans les écoles, pour initier le plus grand nombre. Mais pour cela, il faut qu’il y ait une volonté plus large et politique de former aux sciences et au digital dans l’enseignement.

Il est important également de ne pas oublier les initiatives existantes que nous pouvons soutenir, concernant la reconversion professionnelle des personnes - hommes ou femmes - souhaitant se réorienter vers une filière IT prometteuse d’emploi.  Je citerai ici des ASBL comme LeWagon, BeCode ou Interface3, qui s'adressent à des publics différents, la dernière se focalisant particulièrement sur les femmes.

Que peut-on faire pratiquement, nous qui sommes en IT et femmes ?

Jouer notre rôle de modèle en l’assumant, participer à des journées Carrière, aller parler dans les écoles, expliquer l’intérêt de notre travail et l’amusement qu’on peut en avoir pour préparer nos filles ET nos garçons à faire des études scientifiques ou informatiques.

Quelques autres idées à mettre en application : animer des coderdojo; recevoir des élèves et étudiants pour leur faire vivre notre quotidien; participer à des animations dans le secondaire.  

Et surtout, surtout s’amuser au travail !

Brussels Smart City voor de eenzame blogger

2017-2018

Najaar 2017. De bladeren vallen van de bomen, de winterfris heeft zich nu echt doorgezet én het laatste “Brussels Smart City for”-event is nog slechts een vage herinnering…
U staat er misschien niet bij stil maar de tweede eventcyclus Brussels Smart City 2017-2019 van het CIBG is halfweg.
Dit betekent dat we dit jaar goed hebben gewerkt op het CIBG. Maar liefst 3 Brussels Smart City Events rond heel diverse thema’s hebben meer dan 1000 man in beweging gezet. Exclusief organisatie!
Een meervoud daarvan was op de hoogte maar verlet. Een veelvoud heeft erover gepraat.

Overzicht 2017

In het voorjaar zijn alle professionals uit de onderwijssector op het matje geroepen bij de directie in het gebouw van Brussels Milieubeheer om te leren en kennis te delen in een digitale wereld. Ze namen er deel aan een reeks workshops en konden er kennismaken met verschillende bedrijven in een Smart Village. (naast een plenair gedeelte natuurlijk)

In de vroegzomer zijn we in cultuurtempel Flagey gaan proeven van Brussels Smart City for Culture.  Niet alleen de culture buffs maar ook Jan en Miet met de pet. Ze ontdekten er kunst en cultuur in het digitale tijdperk.

Dit najaar ten slotte stopten we de kmo’s een hart onder de riem om hen te wijzen op de digitale transformatie als succesfactor voor hun onderneming. We merken ondertussen o.a. via de social media en de Facebook-pagina van Brussels Smart City dat deze thema’s meer dan ooit spelen bij de Brusselaars. Ze praten erover, ze stellen ons hun vragen. We talk back. Hoe kan het ook anders, de 6 topics zijn door ons zorgvuldig uitgekozen op basis van wat vandaag leeft bij de inwoners van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.
Tegelijkertijd merkt de portaalsite www.smartcity.brussels een beduidende stijging van het aantal bezoekers. Uiteraard is er een verband. De portal surft enerzijds mee op het succes van de eventreeks maar heeft ook steeds meer impact bij de Brusselaar omwille van een groeiend aantal helpende handen bij de gewestelijke organisaties, die steeds meer slimme content aanleveren. Het CIBG was en blijft ook hier de trigger. Zo wordt de site een échte referentie ter zake, nationaal én internationaal.

Goede voornemens

Aan de vooravond van het nieuwe jaar steken we onze ambitie niet onder stoelen of banken. 2018 is een verkiezingsjaar en het is belangrijk dat onze lokaal verkozenen goed beslagen ter ijs komen.
Indien zij in april 2018 (precieze datum te bevestigen) poolshoogte komen nemen op Brussels Smart City for Local Government (werktitel) dan zijn we zeker dat ze met een knapzak vol frisse digitale ideeën naar hun organisaties terugkeren, om u in 2019 (indien u op hen stemt natuurlijk) nog aangenamer te verrassen.
Ze kunnen meteen een kleine digitale revolutie ontketenen, bij voorkeur ondersteund door het CIBG. IRISbox, FixMyStreet, www.opendatastore.brussels blijven de belangrijkste tools om hen daarbij te helpen.

In het najaar van 2018 staan we ook even stil bij de verwaarloosden in dit verhaal, de digitaal minder bedeelden. Brussels Smart City for Digital Inclusion zal terecht even nadenken hoe Brussel deze noden intelligent kan aanpakken. Wifi.brussels in het hele gewest uitrollen is alvast een eerste uitstekende stap in deze richting.

Goed nieuws: we gaan hier ook in 2018 enthousiast mee door. Ambitie genoeg dus voor 12 maanden smart fun. En U mag op dat feestje niet ontbreken:

Maar vooral kom naar onze events. Op event.smartcity.brussels ontdekt u ze allemaal.
U wordt er als een koning en/of koningin ontvangen, u steekt er vast iets op én als kers op de taart ontmoet u de auteur van dit blogstukje!

Démocratie « liquide » et solution informatique

démocratie

La notion même de démocratie se voit quelque peu remise en question ces dernières années, que ce soit par le résultat parfois interpellant des élections (pensons à l’actuel Président élu des Etats-Unis ou au futur Chancelier autrichien) ou par une démarche plus conceptuelle (l’ouvrage Contre les élections* est un bon exemple) .

Sans entrer dans un débat de philosophie politique, il est cependant légitime de s’interroger sur la relation que peuvent entretenir l’évolution technologique – en l’occurrence la blockchain -  et le cheminement de notre démocratie.

Rappelons d’abord le modèle démocratique dans lequel nous fonctionnons, à savoir la démocratie représentative. Ce modèle nous semble évident : le peuple élit ses représentants; ceux-ci, armés d’un mandat, siègent au sein d’une assemblée pour une durée déterminée. A l’image de processus de ce type durant l’Antiquité, des initiatives ressurgissent pour enrichir cette démocratie représentative élective au moyen d'un panel de représentants qui seraient tirés au sort. Idée séduisante, faisant notamment l’objet des propositions de David Van Reybrouck, et qui suscite de nombreux débats. Le Parlement bruxellois vient, d’ailleurs, de s’en inspirer en créant un panel de 40 citoyens tirés au sort, afin de débattre de la mobilité à Bruxelles. Mais il s’agit là d’une groupe de réflexion, qui alimentera de recommandations les élus, pas une démarche décisionnelle directe.

En matière de démocratie, les modèles sont nombreux. La démocratie délégative  mérite qu'on s’y arrête. L’objectif est d’éviter les principaux écueils de la démocratie directe (ignorance de nombreux électeurs sur des sujets pointus, par exemple) ou ceux de la démocratie représentative (sentiment de l’électeur de donner un blanc-seing au représentant pour toute la durée de son mandat, sans plus de prise sur la décision).

La démocratie délégative, aussi appelée démocratie « liquide », consiste à combiner le vote direct ou la possibilité de se faire représenter par un délégué. Selon le sujet nécessitant un vote, l’électeur peut voter directement pour une proposition, choisir un représentant en qui il a confiance et à qui il confie sa voix. Ce dernier peut lui-même utiliser ces voix, ou les reporter sur un autre délégué, jugé  plus compétent. Le schéma ci-dessous illustre les mécanismes mentionnés.

Source: Dominik Schiener, Medium.

Les variations sur base de ce modèle sont nombreuses, et bien plus complexes que la brève introduction ci-dessus. Il y a, d’ailleurs, des différences notables entre démocratie liquide et démocratie délégative, mais à ce propos,  je vous renvoie aux textes Bryan Ford**.

Mais quel lien entre démocratie «  liquide » et solution informatique ?

Assez évident, en fait. La démocratie liquide exige un système de vote transparent, rapide, sécurisé et souple, permettant, entre autres, de désigner un délégué, qui lui-même peut en désigner un autre ... De plus, la démocratie liquide s’inscrit dans un modèle décentralisé.
La blockchain, en tant que technologie, répond à ces critères. Inutile d’en rappeler ici les caractéristiques essentielles : deux blogs antérieurs***  y ont été consacrés.

Dans l’écosystème de la blockchain, différentes solutions de vote ont été créées : par exemple BitCongress, reposant sur Bitcoin. FollowMyVote constitue un autre exemple célèbre.

Plus près de nous, en Allemagne, la plateforme LiquidFeedback (LQFB) est utilisée, notamment par les partis Pirate. LQFB est une plateforme open source, qui couvre des processus de vote, mais également de construction collaborative de propositions. L’outil permet aux participants de déléguer leurs voix à des représentants.

A titre d’exemple, LiquidFeedBack a été utilisé en Italie, dans le cadre de l’élection du Conseil régional de Lombardie, en 2012°. L’objectif poursuivi par cet outil  n’était pas de recueillir le vote pour l’élection proprement dite, mais de proposer aux citoyens de participer activement à l’élaboration de propositions qui seraient mises en œuvre par le candidat élu.

Certes, la technologie ne règlera pas les problèmes de démocratie, mais l’on perçoit clairement la volonté de nombreux citoyens de contribuer activement à l’évolution de la société, sans nécessairement s’engager dans un parti politique. Les outils soutenant ces démarches existent, et ne nécessitent pas des moyens techniques importants pour être mis en œuvre.

Un an avant les élections communales, deux ans avant les échéances régionales, fédérales et européennes, de telles initiatives verront-elles le jour à Bruxelles ?

 

* DAVID VAN REYBROUCK, Contre les élections, Actes Sud, 2014.

** BRYAN FORD, http://bford.github.io/2014/11/16/deleg.html et www.brynosaurus.com/deleg/deleg.pdf

*** FRANCOIS LAMBERT, Blockchain massacre & HAKIM HAFSIA, Bitcoin : la révolution

° FIORELLA DE CINDIO, STEFANO STORTONE, Experimenting LiquidFeedback for Online Deliberation in Civic Contexts, Springer berlin Heidelberg, 2015.

Rentrée 2017 : le CIRB garde le cap !

garder le cap

La rentrée des classes, ce début septembre, coïncide avec la rentrée politique.

Elle est un peu particulière cette année, compte tenu des négociations politiques en cours. Tenons également compte que nous entrons dans une période pré-électorale, avec des élections communales prévues en octobre 2018 ainsi que des élections régionales qui se tiendront en juin 2019.

Tout ceci n'empêche pas le CIRB de poursuivre sa mission au service des institutions publiques et des citoyens. Le lancement des travaux pour l'aménagement d'un nouveau Data Center, au quai des Usines, nous permettra de disposer d'un environnement sécurisé de haut niveau, garantissant à partir de juin 2018 la continuité de nos services en cas de crise.

Je vous invite donc à poursuivre nos efforts communs pour mettre en oeuvre notre objectif premier : Client first !

Viendrez-vous "hacker" la Belgique avec nous l'année prochaine ?

Il ne s'agissait pas de pirater la Belgique durant l'événement "HackBelgium", mais plutôt de réaliser un gigantesque brainstorming sur les problèmes actuels en Belgique !

Y participaient des informaticiens -- assez peu, finalement --, des financiers, des experts de IBM du Vito des Fablabs et bien d'autres !

Comme nous étions plus de 500 personnes, chaque salle de brainstorming défendait son propre "Challenge" parmi des questions

  • d'énergie: comment économiser, mieux rentabiliser ou gérer la décentralisation de la création d'énergie
  • de smart city governement: comment faciliter la vie des citoyens dans leurs interactions avec les pouvoirs publiques, comment mieux rentabiliser les actifs des pp.
  • et beaucoup d'autres thèmes (artisanat, mobilité, économie circulaire, soins de santé, agriculture durable,...)

J'ai formé deux équipes dont une a présenté oralement un projet innovant avec le soutien d'experts fournis par Innoviris (roboticiens, financiers, marketing specialists, etc.). J'ai donc personnellement défendu notre idée dans un "pitch" de 5 minutes, suivi d'une session de 15 minutes de questions posées par toutes les autres équipes "concurrentes" de notre Challenge Énergie.

Et même si notre projet n'a pas été retenu pour la présentation finale, j'ai déjà reçu quelques invitations et encouragements à poursuivre notre projet.
Au final, j'ai rencontré énormément de profils différents, jeunes ou moins jeunes, francophone ou pas, des techniciens haute-tension, des spécialistes du BitCoin, des apprentis écolos et plein d'autres pour discuter de nomgbreuses thématiques passionnantes qui font sens pour moi.
C'était une super expérience. J'y ai beaucoup appris et, si l'occasion se représente, je voudrais en être à nouveau.

Alors, viendrez-vous "Hacker" la Belgique avec nous l'année prochaine ?

Un service informatique pour tous : un « plus » pour vous aussi !

Handicap

Rentrer au CIRB un 1er avril… j'ai naturellement pensé à une blague. Et à ce titre, j'avais pensé que celle-ci serait la plus courte possible, les blagues les plus courtes étant les meilleures, paraît-il... C'était en ... 2000.

Ca a été une chance pour moi, à laquelle je me suis accroché en me reposant principalement sur mes acquis techniques. Qualifié d' « amnésique » par les neurologues et neurochirurgiens suite à un accident cérébral et à un coma consécutif, je me suis vu devenir, par-devers moi, la « mémoire » du service. Une autre blague en somme, un autre « 1er avril ».

C'est donc mon rapport à la mémoire, qui me pousse à écrire dans ce sens ; pas sur ma mémoire (ce billet risquerait de ne faire que quelques lignes), mais sur la mémoire d’IrisTeam (CIRB) : je me souviens donc d’un temps où n'importe qui, qui en avait l'idée ou la possibilité, pouvait proposer, mettre en place et faire fonctionner n'importe quelle idée semblant intéressante, sans devoir remplir le moindre document. Le temps des cow-boys, le temps du Far West ! Les nouveaux arrivants et les consultants étaient, du coup, frappés de neurasthénie anxiogène en découvrant la panoplie d'applications et services non référencés et souvent même, non-utilisés par les gens (qui ne s'appelaient pas encore des « clients »). Un temps où ce client était encore captif, n’ayant pas d’autre choix que de se plier aux limitations des services, du matériel, et des compétences des techniciens mêmes.

La nécessité d'adopter des comportements plus « professionnels » s’est imposée d’elle-même.
Je mesure sans trop de nostalgie les évolutions intervenues au CIRB - un nom judicieux, puisque c'est bien là que se discutaient, se préparaient, et se réalisaient les services aux administrations de la Région bruxelloise ; un Centre par lequel était censé passer toute idée et projet informatique. Pour rappel, les demandes de base, en 2000, étaient : Un accès internet. Une adresse mail. Un site web. Un support client et quelques dB ou applications pour agrémenter le tout. Heureusement, depuis, les services aux administrations se sont étoffés !

Je profiterai donc plutôt de cet espace pour tenter de faire passer un message qui m'est cher (pour les raisons que vous comprendrez) : Il s'agit de promouvoir l'idée d'un service informatique pour tous, y compris les personnes souffrant d’un déficit ou d’un handicap. Faire ce pas, n'est pas juste une question de s'intéresser à une minorité : il s'agit d'une démarche inclusive qui, in fine, peut être bénéfique à tous, surtout dans une société vieillissante.

Le CIRB  n’a pas raté ce tournant : le site du CIRB et le portail régional sont Anysurfer depuis 2014. Le portail Smartcity, depuis 2015. Le CIRB est donc rentré dans cette dynamique d’accès pour tous, mais il faut que le mouvement s’amplifie encore, d’où l’importance d’en parler encore et toujours. Chacun à notre niveau, on doit pouvoir se mettre dans la peau, un instant, d'une personne souffrant d’un déficit ou d'un handicap, car cette vision est bénéfique à tous. Tout le monde en tire des avantages.

Tout comme la croissance, la course à l'optimisation, aux performances et à la rapidité a une limite.
Je ne serais pas personnellement pour l'idée d'une « décroissance », mais plutôt d'une croissance pour tous.

À propos d’inclusion informatique, n’hésitez pas à consulter également les recommandations du Web Content Accessibility Guidelines (WCAG 2.0), parmi d’autres.
 

Big Data et sondages, prévoir c’est gouverner ?

Sondages

Depuis quelques décennies, l’activité des instituts de sondage est devenue florissante et ne cesse de s’imposer comme mesure de l’opinion publique. Avec l’avènement du big data (écoute du web ou applications qui suivent les habitudes de surf sur les mobiles, tablettes ou PC), le secteur connaît une importante mutation. Il doit intégrer toutes les sources d’information qui sont à sa disposition pour mieux comprendre les comportements, les attitudes et les opinions des gens, qui sont tour à tour consommateurs, salariés, citoyens.

Ces derniers mois ont été propices à de nombreux sondages : élections pour les primaires du candidat des Républicains en France, présidentielles américaines ou Brexit.

Dans ces trois exemples il est interpellant de remarquer que les instituts de sondage se sont à chaque fois trompés dans leurs projections alors que l’on n’a jamais autant affiné les enquêtes (grâce au Big Data).

Au premier tour des élections pour les primaires du candidat présidentiel de droite, Nicolas Sarkozy était annoncé aux coudes à coudes avec Alain Juppé mais c’est François Fillon qui l’a emporté avec 44% des suffrages. Le Brexit était crédité de 47%, il passera finalement à 52%.

Mais ce que nous retiendrons de la fin de l’année 2016 c’est l’échec des prévisions de l’élection présidentielle américaine et la victoire « surprise » de Donald Trump. En effet, à la veille des élections, selon le modèle statistique du Huffington Post américain qui intègre les sondages menés dans chacun des Etats du pays, la probabilité annoncée d'une victoire de Hillary Clinton était de 98,3% contre 1,4% pour Donald Trump.

Les statistiques d’un autre site (Five Thirty Eight), très populaire dans le milieu des prédictions américaines, donnaient quant à elles Hillary Clinton gagnante à 71,4%.
 

Dans un monde autant connecté que celui d’aujourd’hui il est surprenant de voir toutes ces projections se tromper aussi lourdement. Le Big Data et les sondages semblent déconnectés d’une partie de la population qui se réveille ces derniers mois pour critiquer un monde dans lequel elle ne se retrouve plus.

 

Un rêve à la loupe

Capsule de voyage

Avez vous entendu parlé de l'hyperloop ? Ce métro géant et mondial sur lequel on pourra voyager à plus de Mach 1 ? Non ? Ha ... c'est bien dommage car c'est un projet très intéressant qui relierait les plus grandes villes du monde en très peu de temps !

Imaginez Bruxelles - Sydney ... aujourd'hui, il est nécessaire de voyager plus ou moins 22h, alors qu'on pourrait passer à 14h. Et il s'agit d'un des plus longs voyages actuels. Pas mal ... pas mal du tout ! En plus, ce serait un moyen intéressant pour intégrer les Smart cities entre elles :-)

Et c'est là que vous allez me dire : oui mais ? D'habitude, il y a un mais, non ? Ben si ! Et pas qu'un malheureusement..

Tek-no-lo-gik

Quels seraient les barrages technologiques ? Je dois bien vous avouer que je me le demande un peu ! Faire évoluer une capsule de voyage dans un tunnel à 1200kmh, c'est bel et bien dans nos cordes ... hum pour la gestion heu comment dire ? Si on veut qu'ils soient à l'heure, vous savez à qui on ne doit pas confier la gestion lol

Construire les tunnels ? Et même sous l'eau ? Pfff facile !

Et bien alors ? Commençons !

G.O. - politique

Heuuu oui certes mais il nous reste un axe sensible : le politique !
En effet, en plus de s'entendre sur leur propre territoire (ce qui est presque un sport national et pas que chez nous), il faudra une entente entre tous les pays du monde, ce qui n'a pas l'air d'être la priorité du moment vu la manière dont on se tape joyeusement sur la truffe depuis une centaine d'années (et on avait pas fait de pause avant, c'est simplement chacun son tour).
La paix mondiale ... voilà le premier point, le premier passage obligé avant d'avancer.
Ce n'est pas gagné :-( ...

Personnellement, je suis persuadé que je ne verrai pas ce projet démarrer de mon vivant et je doute que mes enfants en soient le témoin aussi ... Notre monde étant en pleine adolescence et on sait pertinemment tous ce que cela signifie : rebelle et boutons !

Rêve

Cela n'empêche hein ? Que ce serait sympa ces longs voyages hyper rapides dans tous les pays du monde.

Ça me laisse rêveur ... et en rêvant, on peut en imaginer des choses et, qui sait, peut-être les réaliser ?

Je vous laisse avec une veille amie : Lucid Beausonge, "Lettre a un rêveur" :-)

Lettre à un rêveur qui s'ignore
Qui jongle avec les "faudrait" et les "y a qu'à"
Retourne coucher dans son décor
Quand le réel reprend ses droits ...

Gare à l'isolement connecté!

Smartphone selon le Chat

J’ai eu mon premier GSM à 16 ans : un Nokia 3210 avec une coque rose dont j’étais hyper fière... J’étais une des premières de ma classe à en avoir un. C’était dans les années 90.
Avec ce téléphone portable je pouvais appeler, envoyer des sms (qui s’affichaient sur 3 lignes) et jouer au Serpent (Snake). Il tenait 3 jours sans être rechargé, ne me permettait pas d’aller sur internet et restait de longues heures sur ma commode sans même que je le regarde. Je l’ai gardé des années : résistant aux chocs, waterproof (qui n’a jamais laissé tomber son téléphone dans les toilettes) et super discret !

Ce temps est révolu. Maintenant nous avons tous un smartphone dès le plus jeune âge : ces appareils sont grands (au plus grand est l’écran, au mieux !), se déchargent très rapidement, sont ultra sensibles aux chocs, n’ont plus de clavier (adieu Blackberry !), nous permettent de faire une panoplie d’actions (aller sur le net, regarder ses emails, gps, lecteur de musique, appareil photos, etc.) et le comble c’est qu’ils nous rendent complètement accros.

Je ne fais pas partie de la génération Z, ces personnes qui sont nées avec internet, qui maîtrisent l’utilisation des outils informatiques et qui n’imaginent pas une journée sans publier quelque chose sur les réseaux sociaux. Et pourtant, j’ai l’impression d’y être aspirée sans le vouloir. Ayant oublié mon téléphone pendant une journée à la maison, j’ai eu l’impression d’être amputée d’un bras et me suis sentie isolée du reste du monde. L’addiction s’est fait ressentir !

Des études montrent que nous regardons notre smartphone environ 150 fois par jour. Dès qu’on trouve un petit moment, on se connecte à un monde de données virtuelles, seul tout en étant relié à tout et à tout le monde.
Parce que finalement la problématique est là : notre smartphone nous rapproche des gens virtuellement, nous permet de connaître les derniers déplacements de tel membre de notre famille, nous permet de voir les photos des enfants de la vieille connaissance que nous n’avons plus vu depuis 10 ans, de participer au voyage en solitaire de notre ami en Inde … mais en même temps nous isole du monde réel. En restant connecté à son téléphone, on s’isole de son entourage direct. Combien de gens se lèvent le matin en ayant le même réflexe : regarder son smartphone avant même de dire bonjour à la personne qui partage notre couchette.

Entre la solitude et la vie sociale s’est ouverte une troisième voix : l’isolement connecté.

Or l’isolement social, car cet isolement connecté est une forme d’isolement social, a des impacts directs sur la santé. « Selon une étude britannique publiée en 2010, passer trop de temps seul serait tout aussi dangereux que fumer 15 cigarettes par jour » .

Alors ma bonne résolution en 2017 ne sera pas de faire plus de sport, perdre du poids ou arrêter de fumer mais bien de passer moins de temps sur mon téléphone et plus de temps en contact direct avec ma famille, mes amis et mes collègues.

Les datas qui venaient du froid

Simulation 3D de la mine de Lefdal

Dans le Nord de l’Europe, au cœur de la taïga non loin du cercle arctique, dans d’anciennes bases militaires ou au cœur des mines désaffectées, on entend bourdonner les machines dans d’immenses salles immaculées où de rares humains s’aventurent.

Ce n’est pas de la science fiction ni le décor du prochain James Bond (quoique…il y a un potentiel à exploiter), ce sont tout simplement les datas centers géants de Google ou Facebook qui profitent d’une ressource indispensable pour fonctionner : le froid.

Car ces énormes serveurs par où transitent tous les lolcats de la planète ou la photo trop mignonne du petit dernier ont besoin d’être refroidis en permanence.

Profitant des vents polaires ou de la fraîcheur marine, ressources gratuites, Suède, Norvège et Finlande valorisent des sites délaissés et transforment des zones à priori inhospitalières en « data valleys ». L’implantation européenne ne doit rien au hasard, il s’agit de traiter prioritairement les données produites en Europe et de raccourcir leur parcours.

Avec IBM pour partenaire principal, la Norvège s’est lancée dans un projet pharaonique de reconversion d’une ancienne mine au bord d’un fjord en un data center géant (120 000 m2) de plusieurs étages majoritairement sous le niveau de la mer (ce qui facilite le refroidissement). Les serveurs seront installés dans des conteneurs acheminés par camion car oui, les galeries seront assez grandes pour permettre la circulation de poids lourds. L’électricité est, quant à elle, assurée par l’énorme infrastructure hydroélectrique norvégienne.

Lulea en Suède est un autre exemple : débouché maritime des mines de fer (le fameux acier suédois), site militaire et riche de nombreux barrages, Lulea a bénéficié de la politique dynamique tant locale que nationale pour favoriser l’implantation de data centers grâce à des incitants financiers (pas de cadeau fiscal mais une énergie quasi illimitée à un prix imbattable) et à la main d’œuvre locale formée dans les universités technologiques qui y sont installées. De plus l’électricité est garantie 100% verte ce qui est bon pour l’image des entreprises installées. Facebook a bien compris l’enjeu et a installé un de ses principaux Data Centers sur le sol européen. Mais il n’y a pas que Facebook, d’autres entreprises de moindre taille ont délocalisé le traitement de leurs données, ce qui est rentable notamment pour des raisons de coût de l’énergie consacrée au refroidissement…

Maintenant on peut imaginer le risque de concentrer des données et des centres de calcul de portée mondiale sur des zones réduites. Et si des terroristes s’ingéniaient à paralyser ces installations (par ailleurs sous très haute surveillance)? Mais là on nage…en plein James Bond, n’est ce pas ?

Le site du projet Lefdal
http://www.lefdalmine.com/

The Node Pole, l’agence de promotion pour les Datas Centers dans la région de Lulea
http://thenodepole.com/data-center-sites/

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